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Pour 2017, gloire au métier

Le monde est bouleversé. Une nouvelle fois dans l’Histoire. Nous ne ferons pas ici une énième tentative d’explication de ses sources et causes multiples, mais nous avons fait l’exercice cette année de témoigner comme tant d’autres de la profondeur et de la richesse d’un monde à jamais révolu. Les arts graphiques, l’imprimerie n’ont certes pas disparu, mais le métier se marginalise et rejoint les musées. Et pourtant. Il y a seulement quelques siècles, l’imprimerie accompagnait la Renaissance après que Gutenberg et bien d’autres aient lancé la voie. Peu ou prou, le numérique marginalise ce monde qui a déjà une longue histoire. Selon la légende, le père de l’imprimerie moderne aurait d’ailleurs eu l’idée de la presse à imprimer en observant une presse à vendange !

 

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Comment fait-on le vin ? Raconté aux enfants…

Un joli livre pour raconter et expliquer aux enfants comment on fait le vin, retrouvé au fond d’une cave ! Un outil pour les papas et les mamans qui souhaitent expliquer à leurs enfants la magie de la vinification. C’est pas dans l’air du temps, mais c’est coloré, joyeux et tellement bon…

 

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Les “digital natives” changent l’entreprise

La jeune génération impose ses propres codes au travail et oblige à repenser l’organisation et le management.

Partout, se pose le même problème, indique la DRH du Groupe Canal+ de 2005 à 2015, Sophie Guieysse. Comment renouveler les clients, qui vieillissent inexorablement ? Comment attirer les plus jeunes ? Dans la télévision, c’est un gros sujet depuis cinq ans, et tous les groupes ont travaillé sur les nouveaux usages. Mais avec l’explosion de la consommation sur tablette et depuis peu sur smartphone, c’est devenu vital : il faut réinventer l’expérience pour préparer la télé de demain. Et pour cela, faire entrer des jeunes dans l’entreprise. » Sophie Guieysse ne dit pas autre chose que Sébastien Bazin, PDG d’AccorHotels, ou que Caroline Guillaumin, directrice de la communication à la Société générale, qui résume ainsi la question : « Comment les faire venir ? Comment les garder ? Comment les utiliser comme un levier de transformation ? » Quel que soit le métier, il en va de la survie de ces paquebots.

 

Des actions qui ont du sens

Cela a conduit le think tank ­#Culture_numérique, fondé par Thierry Jadot, président de Dentsu Aegis Network, à analyser, dans la saison 3 de ses travaux, les ressorts de la génération arrivée depuis quelques années dans les entreprises et née entre 1980 et le milieu des années 1990. A savoir la génération Y, que l’on appelle aussi celle des « millennials ». Mais, plus que la date de naissance, c’est le rapport aux technologies qui la définit le mieux : « Chaque génération a donné un peu plus de place aux technologies numériques, précise Alexandre Malsch, cofondateur de Melty, groupe de médias en ligne consacrés aux jeunes. Si elles restent un outil pour les plus de 35 ans, qu’ils utilisent quand ils en ont besoin et pas plus, elles sont devenues une partie de la vie de la ­génération Y. Tandis que pour la suivante, la génération Z, qui a 20 ans aujourd’hui, elles sont si imbriquées à leur vie qu’elles n’en sont plus séparables. » Et c’est ce rapport singulier qui structure en profondeur leur forme d’apprentissage comme leur comportement. D’ailleurs, plus qu’une ­génération, c’est plutôt d’une fraction de celle-ci dont il est question ici. Celle, sortie des écoles d’ingénieurs et de commerce, qui a eu une expérience internationale et considère le monde comme son champ de manœuvre. Dit autrement, on n’est pas vraiment dans la diversité : « Sans que cela devienne un critère de sélection, il est clair que 80 % de ceux que l’on appelle “les millennials” émanent de ces profils », précise Marie-Vorgan Le Barzic, PDG du Numa, accélérateur de start-up.

« Au bout de dix-huit mois, ils ont la bougeotte. Il faut prévenir le risque de désengagement » Cécile Fontbonne, Groupe Orange

Une génération que l’on reconnaît également à un mode opératoire très particulier, au travail notamment. « Ayant grandi avec Internet puis les réseaux sociaux, ils abordent les problèmes en ­s’appuyant sur l’expérimentation, les échanges avec leur entourage, la coopération transverse sur des projets donnés », explique Cécile Fontbonne, qui supervise La Petite Fabrique, une structure du siège d’Orange, créée il y a un an, regroupant trente jeunes issus des directions nationales du groupe, sélectionnés sur leur envie de changer le monde. Car les millennials fonctionnent en tribu : ils ont besoin de se retrouver entre eux, au boulot comme au bistrot, et ils réseautent comme ils respirent. Du coup, difficile de les enfermer dans un service, un silo hermétique, ou de les cantonner à une problématique : ils sont mus par une force centrifuge, et s’intéressent à ce que font leurs voisins. De la dispersion ? Il y a de cela.
 
 

Une part d’idéalisme

« Ce qu’ils recherchent, décrypte le coach Eric Albert, c’est le sens de leur action et la qualité de vie au travail. »« Ils veulent contribuer à construire l’économie de demain, et sont soucieux de leur impact sur le monde, qu’ils veulent plus juste et plus équilibré, ajoute Marie-Vorgan Le Barzic. Aussi, questionnent-ils toujours la cohérence des décisions prises avec les valeurs affichées de l’entreprise. Mais aussi avec leurs convictions. »« C’est leur côté génération Dolto », précise Cécile Fontbonne. Mais sur les valeurs, il ne faut pas leur en raconter. « On ne peut plus pipeauter, dit Stéphane Treppoz, PDG du site de vente en ligne de chaussures Sarenza. Il faut être exemplaire. »« De toute façon, dit Jean-Noël Thiollier, DRH du groupe de communication Dentsu Aegis en France, ils ne croient plus à ce qu’affirment les entreprises sur elles-mêmes, ils ne croient que ce qu’ils voient, et ce que leur communauté en dit. »« En réunion, raconte Charlotte, qui s’occupe du site d’une société spécialisée dans le développement durable, on a évoqué l’idée de faire de la pub sur le site. J’ai dit que j’étais contre, et que s’ils le faisaient quand même, je partais. Et s’ils le font, je partirai. » Une intransigeance pas rare à cet âge, qui n’attache qu’une attention distraite aux questions de rentabilité à court terme. Ils sont dans la durée. C’est leur part d’idéalisme.

Ce temps long n’empêche pas une forte propension à l’impatience. Car s’ils ne s’y retrouvent pas, ou s’ils estiment avoir fait le tour de la question, ils regardent ailleurs et partent vers des projets plus inspirants ou plus gratifiants. Ils ont horreur de s’ennuyer, ou de se sentir sous-utilisés ! « Le risque est celui d’un désengagement, plus que d’une démission, prévient Cécile Fontbonne, dont la mission est aussi de prévenir le risque de démotivation. Au bout de dix-huit mois, ils ont la bougeotte. » La notion de carrière dans une même entreprise ? « Cela ne les intéresse guère, car ils savent qu’ils n’y resteront pas longtemps, précise ­Marie-Vorgan Le Barzic. Ils viennent pour une expérience, et si possible une aventure, participer à un projet qui contribuera à inventer le monde de demain. Mais dès qu’ils ne le sentent plus, ou dès que quelque chose d’autre les tente, ils partent. » Au point que cela commence à devenir un problème. Chez Facebook, pourtant l’icône des jeunes, la rotation du personnel à l’échelle mondiale frôlerait aujourd’hui les 30 %, car les jeunes salariés sollicités par d’autres entreprises du numérique partent sans difficulté vers les plus offrants. Partout, le turnover de cette génération, s’il varie selon les postes, dépasse souvent les 20 %.

 

Des feedbacks réguliers

Une liberté qui constitue un ­sérieux défi pour les directions des ressources humaines. Pour Jean-Noël Thiollier, « cela change tout à la fonction. Aujour­d’hui, on est moins focalisé sur les ressources, et plus sur la dimension humaine et individuelle. Nous sommes ­devenus des coachs internes du management. Les “digital natives” viennent ­chercher conseil sur chaque collaborateur. On gérait des flux, aujourd’hui on gère des personnes. Cette génération oblige à ­sortir de la financiarisation de la fonction RH qui sévit depuis trente ans. » « Si l’on ne veut pas qu’ils partent à la première ­offre, il faut détecter leurs signes de lassitude et faire varier leur missions », ajoute Alexandre ­Lubot, PDG de Meetic-Match Group ­Europe. Encore faut-il faire un suivi plus régulier de leur ­travail : « L’entretien d’évaluation annuel, c’est fini, indique Sophie Guieysse. Il faut leur faire un feedback régulier, car leur volonté de se sentir utiles leur donne soif ­d’apprendre, de s’améliorer, et d’avoir un impact. »

Plus encore, c’est au management intermédiaire qu’ils imposent un changement de perspective, même si leurs attentes peuvent paraître contradictoires : « Ils veulent recevoir des directions claires, être nourris et encadrés par un manageur compétent, mais ils veulent une grande autonomie dans les projets sur lesquels ils travaillent », décrit Marie-Vorgan Le Barzic. « Pour eux, le leadership d’influence est plus important que le leadership hiérarchique », précise Jean-Noël Thiollier. Aussi, le sous-chef est-il prié de ravaler ses airs d’instituteur sévère, et de ­partager les informations qu’il détient, comme le rappelle Stéphane Treppoz : « Ils veulent une relation qui repose sur le partage d’expertise et d’expérience, mais réciproque. Car leur accès à l’information modifie la nature de leurs exigences : avant, le subordonné devait prouver sa valeur à son ­manageur. Aujourd’hui, la preuve de la compétence doit aussi être apportée par le chef. » « Leur exigence de bonheur au travail est prégnante, insiste Alexandre ­Lubot. S’ils ne sont pas heureux, ils le disent. Et si on ne réagit pas, ils partent. »

 

Redistribuer les rôles

Des revendications qui redes­sinent les cartes du pouvoir au sein des organisations. Ayant repris la direction de Meetic il y a trois ans, et convaincu que l’autonomie est la condition de l’innovation, Alexandre Lubot a repensé le partage des rôles au sein de la société : « Les dirigeants sont là pour définir un cadre, une vision, mais une partie du pouvoir de décision a été déléguée à des niveaux inférieurs. » Il a ainsi créé des équipes autonomes, en leur donnant la capacité de tester un concept, de le produire avant qu’il soit validé au plus haut niveau de l’entreprise. « Cela permet de faire émerger des idées nouvelles sans les étouffer. Mais il faut accepter de ne pas tout contrôler. Ce qui n’est pas toujours simple, tant leur habitude de la transparence peut poser problème dans des environnements concurrentiels, notamment quand ils divulguent sur les réseaux sociaux des informations qui devraient rester en interne. Des mises au point sont parfois nécessaires. »

Insidieusement, les millennials contraignent les organisations à muter. Car ils redoutent les process, la lenteur de la remontée des décisions au sommet : « Les grands groupes construits sur un empilement de strates hiérarchiques et des silos hermétiques ont du souci à se faire », avertit Sophie Guieysse.« Il y a trop de strates qui allongent les circuits de décision, reconnaît Sébastien Bazin. Il faut aplatir les organisations en développant le travail en mode projet. » Ainsi leur mode opératoire fragilise les pouvoirs bâtis sur la rétention de l’information. Ils ont l’air si cool qu’on leur donnerait le Bon Dieu sans confession. Mais attention : l’air de rien, ils pourraient bien faire sauter, tôt ou tard, les systèmes construits sur le modèle de la propriété intellectuelle sur lesquels s’est bâti le capitalisme depuis cent cinquante ans. Car qui dit ouverture dit fin de ce modèle, comme le pronostique Sophie Guieysse : « Tôt ou tard, la question de savoir jusqu’où on ouvre nos organisations, donc notre information stratégique, va se poser. Avec l’arrivée des millennials, qui sont, par nature, dans un monde ouvert, c’est le cœur des business models qui finira par être en débat. »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/27/les-digital-natives-changent-l-entreprise_5004294_3234.html#VYSQhRG0GAumtsse.99
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“Marlboro Man”, ou la publicité selon Leo Burnett

LES INVENTEURS DE L’ENTREPRISE MODERNE -Loin de la vie trépidante des créateurs de Madison Avenue, le publicitaire privilégia tout au long de sa carrière des campagnes simples, réalistes et proches du produit. A partir des années 50, le « style » Burnett, finira par s’imposer à toute la profession.

Elle est, encore aujourd'hui, considérée comme un modèle de publicité. Lancée en 1955, la campagne Marlboro Man changea totalement l'image des cigarettes à filtre. Jusqu'alors, seules les femmes en achetaient et en fumaient. En mettant en scène un cow-boy solitaire, elle « virilisa » ce produit dont les ventes, du coup, s'envolèrent. Entre 1954 et 1957, elles passèrent de 6,4 milliards à près de 20 milliards de cigarettes ! C'est alors, dans la seconde moitié des années 1950, que Marlboro s'imposa comme la marque de cigarettes la plus vendue au monde. Au siège de la compagnie Philip Morris, propriétaire de la marque, on avait toutes les raisons de se féliciter d'avoir fait appel, pour cette campagne, à Leo Burnett...

 

En 1999, « Time Magazine » a classé le publicitaire parmi les 100 personnes les plus influentes du XXe siècle. Une distinction très largement méritée : à la tête de son agence - aujourd'hui partie intégrante du groupe Publicis - Leo Burnett signa en effet quelques-unes des campagnes les plus célèbres de l'histoire de la publicité et créa des personnages devenus de véritables icônes, à l'image de Géant Vert pour le groupe agroalimentaire Minnesota Valley Canning Company, de Tony le Tigre pour Kellogg's ou bien encore de Pillsbury Doughboy pour le fabricant de biscuits et de glaces Pillsbury. Tout au long de sa carrière, il privilégia des campagnes simples, réalistes et proches du produit, rompant ainsi avec les codes en usage dans la profession.
 

Retrouvez l'ensemble de la série « Les inventeurs de l'entreprise moderne »

Leo Burnett se familiarise avec la publicité depuis son plus jeune âge lorsque, après l'école, il regarde son père rédiger de petites campagnes pour faire la promotion des produits qu'il vend dans son magasin de nouveautés. Nous sommes à Saint Johns, dans le Michigan, où lui-même est né 1891. A ce moment, la publicité est très largement utilisée dans l'industrie et la grande distribution. D'importantes agences existent, et certaines depuis très longtemps, comme N.W. Ayer & Sons, la plus ancienne agence des Etats-Unis - elle a été fondée à Philadelphie en 1867 - mais aussi la première à proposer une offre multiservice. Les agences les plus anciennes sont installées à Philadelphie qui a connu, à partir des années 1860, une industrialisation très rapide. Les plus récentes, elles, sont à New York, la capitale économique et financière des Etats-Unis qui accueille un très grand nombre de sièges sociaux. Mais Saint Johns est bien loin de la côte Est... Pour l'heure, ce n'est pas à la publicité mais au journalisme que s'intéresse le jeune Leo Burnett. Lycéen, il gagne sa vie comme reporter pour un journal local. En 1914, après des études de journalisme à l'université de Chicago, il intègre la rédaction du journal de Peoria, dans l'Illinois. Son rêve est alors de rejoindre le prestigieux « New York Times ». Mais sur la côte Est, on ne s'intéresse guère au profil de ce journaliste débutant sans référence et qui n'a rien écrit encore de très marquant. Ce n'est pas la dernière fois que Leo Burnett échouera à se faire une place à New York...

En 1917, se sentant un peu à l'étroit à Peoria, il s'installe à Detroit, où il est embauché par le constructeur automobile Cadillac. Sa mission : rédiger le journal interne de l'entreprise. C'est alors qu'il fait la connaissance de Theodore MacManus, « le plus grand publicitaire de tous les temps et mon mentor », comme il le dira plus tard. Ancien journaliste, MacManus a fini par fonder sa propre agence et est devenu le publicitaire attitré de Cadillac. C'est lui qui, en 1915, alors que le constucteur était attaqué par un concurrent sur l'un de ses modèles, a rédigé le célèbre encart « The Penalty of Leadership » (« La rançon du leadership »), considéré comme l'une des plus grandes publicités de tous les temps. Sans jamais citer Cadillac ni son détracteur, MacManus y expliquait qu'un leader suscitait toujours l'envie et la jalousie mais que son envie de se surpasser restait toujours intacte, « malgré les critiques et les clameurs des envieux ». C'est MacManus qui fait découvrir à Léo Burnett le rôle essentiel de la publicité en cette époque de consommation de masse naissante ; lui encore qui lui apprend l'importance du mot simple mais juste ; lui enfin qui le convainc de rejoindre les services publicitaires de Cadillac, services dont le jeune homme finit par prendre la direction en 1919. A vingt-huit ans, Leo Burnett est entré dans le monde la publicité. Il n'en ressortira plus...
 

Astuces, jeux de mots et allusions : les secrets du « warm sell »

Durant les seize années qui suivent, il multiplie les expériences : chez le constructeur d'automobiles LaFayette d'abord, fondé par des anciens de Cadillac et dont il supervise la publicité. Enthousiasmé par l'aventure, Burnett emprunte même 3.000 dollars à la banque pour acheter des actions de l'entreprise, somme qu'il doit rembourser en 1924 lorsque les modèles sont retirés de la vente ! On le retrouve ensuite chez Homer McGee, une agence de publicité d'Indianapolis pour laquelle il supervise tous les budgets automobiles. C'est son premier emploi en agence, l'un des plus formateurs aussi. Il y apprend notamment la différence, classique dans le monde de la publicité, entre le « hard sell » - un type de campagne utilisant des phrases directes et agressives - et le « soft sell », qui privilégie des messages plus doux, plus amicaux et plus subtils. C'est également là qu'il forge son propre concept : celui de « warm sell », qui fait la part belle à l'émotion et à la complicité avec le produit. En 1930, s'estimant prêt à franchir une nouvelle étape dans sa carrière, il contacte les principales agences publicitaires de New York dans l'espoir de se faire recruter. Toutes lui adressent une fin de non-recevoir. Déçu, Leo Burnett quitte alors Homer McGee pour une agence de Chicago, Erwin Wasey. Il y occupe, cinq ans durant, les fonctions de directeur artistique. En 1935 enfin, il décide de se mettre à son propre compte et crée, avec 50.000 dollars, The Leo Burnett Company. Installée à Chicago, elle compte une poignée d'employés, tous venus d'Erwin Wasey.

Les débuts sont difficiles. A cause de la crise économique bien sûr, dont les Etats-Unis sont loin d'être sortis et qui a eu pour effet de réduire les budgets publicitaires ; mais aussi en raison de l'éloignement de Chicago. En ce milieu des années 1930, tous les acteurs qui comptent dans le domaine de la publicité sont en effet implantés à New York, et plus particulièrement sur Madison Avenue. Ce sont eux qui captent tous les grands budgets et dirigent les grandes campagnes. A Chicago, l'agence de Leo Burnett parvient certes à signer avec quelques grands groupes, comme Hoover et Minnesota Valley. Mais les revenus ne sont pas au rendez-vous : la première année, le chiffre de l'agence atteint péniblement le million de dollars. Une misère pour le secteur...

Ce qui va faire de cette petite agence sans beaucoup d'envergure l'un des géants de la publicité aux Etats-Unis et de son fondateur une figure marquante du secteur est une façon nouvelle de concevoir les campagnes de publicité. Est-ce parce que Chicago est loin de New York et que les comportements et les « codes » de communication y sont très différents, plus simples, voire plus terre à terre ? D'emblée, Leo Burnett se détourne en tout cas des pratiques en usage chez ses concurrents de la côte Est. Les campagnes pour les produits de grande consommation sont alors très élaborées : les astuces, les jeux de mots et les allusions - y compris d'ordre sexuel - y sont légion. Les plus importantes s'accompagnent même de concours permettant de gagner des cadeaux. Leo Burnett, lui, veut faire simple : il veut redonner la parole au produit, en souligner, par des mots bien choisis et immédiatement compréhensibles, les atouts ou les caractéristiques, créer une forme de complicité entre ce produit et le consommateur. Où l'on retrouve le concept de « warm sell »... Cette approche convient d'ailleurs parfaitement au publicitaire. L'homme, en effet, a des goûts simples. Marié depuis 1918 et père de trois enfants, il accorde une très grande importance à la vie familiale. Sans doute travaille-t-il beaucoup : tous les jours, le dimanche inclus, et souvent jusque tard le soir. Mais il a ses rites : Noël est ainsi un jour sacré, qu'il ne manque pour rien au monde. Et lors de ses vacances, il est interdit de le déranger. Au bureau, il reste accessible, présidant avec bonhomie les comités de création où toutes les publicités, de la plus anodine à la plus importante, lui sont présentées.

C'est cet homme dont la vie ne ressemble en rien à celle, infiniment plus trépidante, de ses homologues new-yorkais qui, en 1940, signe sa première vraie campagne pour le compte de l'Institut américain de la viande. Les affiches, sur fond rouge, représentent de splendides tranches de filet de boeuf ou des côtes de boeuf accompagnées de quelques ustensiles, un couteau ou une fourchette. « Vous avez raison de manger de la viande car c'est plein de bonnes choses » : le slogan est d'une grande simplicité. Cette campagne marque une véritable rupture. C'est en effet la première fois que de la viande brute est présentée « au naturel » et sans artifice dans une publicité. La première fois aussi qu'un slogan pour ce type de produit ne comporte ni allusion ni jeu de mots. Burnett a voulu faire passer un message dépourvu d'ambiguïté : les consommateurs doivent manger de la viande car elle est bonne pour eux et pour leur famille. Il fait de ce produit un « ami » de tous les Américains... L'effet est immédiat : en l'espace de quelques semaines, les ventes de viande aux Etats-Unis connaissent une croissance spectaculaire. Le chiffre d'affaires de l'agence Leo Burnett aussi : en 1940, il atteint 10 millions de dollars. Cinq ans plus tard, à la fin de la guerre, il est de 22 millions de dollars. Il sera de 55 millions de dollars en 1955.
 

Le Géant Vert et les valeurs de « l'Amérique profonde »

Leo Burnett a trouvé son style. Un style fondé sur « l'éloquence visuelle » et où les images, loin de tout artifice de langage ou de montage et de toutes promesses dépourvues de contenu, doivent « réveiller les émotions de base et les instincts primitifs des consommateurs ». Ces idées-là finiront par s'imposer à toute la profession. Elles accompagneront l'essor de la consommation de masse et serviront de « standard » pour l'ensemble du secteur durant les années 1960 et une partie des années 1970. A partir des années 1950, l'agence de Leo Burnett, que ses publicités pour l'Institut américain de la viande ont rendue célèbre, enchaîne les grands budgets : pour Kellogg's, Procter & Gamble, Campbell Soup, Pillsbury et Marlboro notamment. Pour ce publicitaire que fascine la force des images et dont les intuitions, bien plus que la lecture d'interminables études marketing, guident les créations, la télévision, qui envahit les foyers américains dans les années 1950, constitue un média de choix. Elle permet en effet de bâtir, autour des produits, de véritables histoires en images. Ces produits, le publicitaire ne se contente pas de les montrer tels qu'ils sont : il les rattache à des valeurs, celles de « l'Amérique profonde » qui sont en grande partie les siennes. Le personnage de Géant Vert reprend ainsi une figure du folklore américain, tout comme Marlboro Man revisite le mythe du cow-boy...

Leo Burnett dirige son agence pendant plus de trente ans. En 1967, sur le point de prendre sa retraite, il prononce un discours devenu légendaire dans l'agence sur le thème : « Quand retirer mon nom de la porte ». Il y développe sa philosophie de la publicité. Durant les quatre années qui suivent, le publicitaire continue à se rendre régulièrement à son bureau. Il meurt le 7 juin 1971 d'une crise cardiaque dans la ferme de l'Illinois qu'il s'était achetée des années plus tôt.

Tristan Gaston-Breton Historien d'entreprises, Les Echos

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211156806512-marlboro-man-ou-la-publicite-selon-leo-burnett-2018668.php?OOXt7iejGzDGKLT7.99
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Pour 2016, découvrez notre petit abécédaire anthologique du bonheur “à la française”

Anatole France, le bien nommé, est clair lui : “II ne faut pas confondre le cassoulet de Castelnaudary avec celui de Carcassonne qui est un simple gigot de mouton aux haricots.” Tout est dit. L’identité française est ici fossilisée à jamais. La langue de Molière, l’idéalisme, la capacité et l’envie de dire non, la gastronomie, le vin, la gauloise, le rugby, la tomate, l’urne, le rire… pourquoi réduire notre identité à un drapeau et une devise ? Notre sauce “à la française” use d’ingrédients nombreux et subtils, assemblés en cumulant les expériences et avec malice, depuis la nuit des temps. Ce n’est surtout pas à nous qu’on va faire le coup. Il serait temps de proclamer des états généraux de l’identité française, pour être encore plus clair sur ce que nous avons à défendre ensemble.

 

Télécharger notre petit abécédaire anthologique du bonheur “à la française”

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La génération Y impose ses codes

Allergiques à la hiérarchie, soucieux de préserver leur temps libre et d'entreprendre, les jeunes nés entre 1980 et 1997 voient les entreprises s'adapter à leurs envies. Et non le contraire...

 

Formidable jeunesse, comme l’ont clamé les universités d’été du Medef qui se sont tenues les 26 et 27 août à Jouy-en-Josas (Yvelines) ? Une jeunesse déroutante, en tout cas, avoue Stéphane Treppoz, le président du numéro un de la chaussure en ligne, Sarenza. L’entrepreneur a récemment proposé à ses salariés – 29 ans d’âge moyen – de leur payer la moitié de leurs jours de RTT en heures supplémentaires. L’entrepreneur de 49 ans escomptait une large adhésion. Las, « seulement 10 % ont accepté cette proposition. J’ai été surpris. Nous n’avons pas tous les mêmes aspirations… », a reconnu M. Treppoz aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, début juillet.

Chacun l’a remarqué, les fameux « Y » ou « millenials » – nés entre 1980 et 1997 – n’acceptent pas les codes traditionnels du monde du travail. Ils veulent, notamment, préserver leur temps libre. Et rêvent d’entrepreneuriat. « Ils ne veulent plus entrer dans les grandes entreprises et y faire de longues carrières », souligne Alain Dehaze, qui vient de prendre la présidence d’Adecco, numéro deux mondial du travail temporaire.

Cela pourrait paraître anecdotique. Chaque bataillon de diplômés n’a-t-il pas rué dans les brancards avant de rentrer dans le moule ? Pas les « Y ». C’est là l’incroyable paradoxe, cette « génération précaire », condamnée à errer de stages en CDD, voit certaines entreprises s’adapter à leurs envies. Et non le contraire.

Les millenials sont allergiques à la hiérarchie ? Les Cap Gemini ou Auchan suppriment des échelons ou encore mettent en place des organisations par projet afin de les extraire du carcan militaire. Les trentenaires exigent de la flexibilité ? Les Google et autres leur laissent une journée par semaine à consacrer à des initiatives personnelles.

 

Faire bouger les lignes

Mais pourquoi diable ce traitement de faveur ? « Cette génération a le pouvoir de changer le monde », s’enthousiasme Emmanuelle Duez, 29 ans, fondatrice de The Boson Project, un cabinet de consultant spécialisé dans le capital humain des entreprises : «  C’est une histoire d’alignement de planètes. »

Premier atout que ne possédaient pas leurs prédécesseurs, les « Y » – qui représenteront selon une étude de Deloitte et du Brookings Institute, 75 % des actifs dans le monde d’ici à 2025 – détiennent les clés de la transformation numérique. Ils forment ensuite la première génération globalisée : quand la révolution étudiante de mai 1968 s’est arrêtée aux frontières de la France, « ce sont les mêmes aspirations générationnelles qui se retrouvent dans des mouvements à travers la planète comme Anonymous, Occupy Wall Street ou Podemos », poursuit Mme Duez.

S’ajoute, enfin, le contexte d’un capitalisme socialement défaillant, contesté par les leaders économiques eux-mêmes. « Nous devons développer une économie plus humaine », a enjoint Michel Landel, directeur général de Sodexo, lors d’un colloque sur la qualité de vie en mai qui a réuni à New York des chercheurs, syndicalistes et patrons du monde entier.

Pour ces grands témoins, l’arrivée des « millenials » apparaît comme la meilleure chance de faire bouger les lignes. Notamment dans l’entreprise. « Nos organisations sont obsolètes. Ce sont des résidus datant du temps d’Henry Ford », martèle le Brésilien Ricardo Semler, rock star du management depuis qu’il a joué au chamboule-tout avec son entreprise familiale. Dans le conglomérat Semco, dès les années 1980, tous les tabous ont volé en éclats : « Les salaires des uns et des autres sont accessibles sur un ordinateur à la cafétéria. Les réunions se font sur la base du volontariat. Chacun évalue son boss tous les six mois. D’ailleurs, il y a dix ans, mes notes ont chuté et j’ai dû me trouver un autre job. »

Longtemps, M. Semler le reconnaît, il a prêché dans le désert, recevant de loin en loin la visite de curieux. Mais l’émergence de la génération 2.0, avide d’autonomie et de transparence, a propulsé ce modèle managérial rebaptisé « entreprise libérée ».

En France, Jean-François Zobrist, patron de Favi, une fonderie picarde, avait déjà déclaré la guerre aux pointeuses, il y a trente ans, professant que « la confiance rapporte plus de fric que le contrôle ». Parmi ses suiveurs figurent Carlos Verkaeren, le président des biscuits Poult, ou encore Alexandre Gérard, le fondateur d’Inov-On, une PME nantaise de 300 personnes, qui tient un blog intitulé « Sur le chemin de la libération » où il relate comment la remise à plat de son organisation a sauvé son entreprise de dépannage industriel.

« Nous utilisons les jeunes comme autant de bâtons de dynamite en vue de transformer les entreprises et les rendre plus agiles. Ce faisant, cela peut nous conduire sur une route similaire à celle de l’entreprise libérée, reconnaît Mme Duez de The Boson Project, avant de prévenir : « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de recettes. L’erreur fondamentale serait d’être dogmatique. Il nous est arrivé d’être appelés pour jouer les pompiers dans des entreprises où la libération avait mal tourné. »

 

Valeur ajoutée

Quelques constantes reviennent tout de même pour séduire et fidéliser les « Y ». « Nous avons deux règles d’or. L’accès à l’information [doit être possible] au même moment pour tous, afin d’éviter les frustrations. Et chaque année, il faut rejouer la partie à partir de rien, que ce soit en se lançant au Brésil ou en créant une chaîne sur YouTube afin de garder l’esprit start-up », précise Marie-Laure Sauty de Chalon, PDG du groupe Au féminin.

« La communication descendante, c’est fini. Nous donnons la parole aux équipes, organisons des chats réguliers avec la direction générale. Il faut être prêt à tout entendre ! Mais on y trouve notre compte, en termes d’idées ou d’innovations », témoigne, de son côté, Elisabeth Carpentier, DRH de Sodexo.

Même L’Oréal, qui ne délivrait jamais de ticket de retour à ceux qui avaient commis l’affront de quitter la maison, avoue avoir mis de l’eau dans son vin. « Changement de politique : aujourd’hui, nous réembauchons des anciens de L’Oréal. Cela représente même 6 % de nos recrutements », relate Jérôme Tixier, le DRH du leader mondial des cosmétiques.

Partenaire depuis 2012 du « One Young World », le Davos des jeunes, L’Oréal y a envoyé près d’une centaine de salariés de moins de 30 ans. Le PDG, Jean-Paul Agon, confie aux heureux élus une mission concrète d’un an, portant sur la citoyenneté, la diversité ou encore la flexibilité du travail. « Ils sont en position d’exprimer leurs idées directement à la direction générale. Cela leur apporte beaucoup mais, en sens inverse, ils contribuent activement », souligne M. Tixier. Une valeur ajoutée que la génération précédente, moins précoce, n’offrait sans doute pas au même âge.

 

Isabelle Chaperon

 

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/09/01/quand-la-generation-y-impose-ses-codes_4742386_1656994.html
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La polyvalence : clé de nos métiers

Une nouvelle génération d'agence va-t-elle apparaître ?

Depuis peu apparaît dans le giron des pubards de nouveaux concurrents, comme les boites de production ou les studios. Jusque là ces entités faisaient office de prestataires de services. Mais ça, c'était avant...

 

La scène se passe en 2012, un jour (pas si) anodin de printemps ensoleillé à Brooklyn. Elle est contée par notre consœur Shareen Pathak dans Digiday. Aaron Duffy, directeur créatif de la société de production 1stAveMachine reçoit un email de Qualcomm. Le géant californien de la technologie mobile le sollicite pour un projet spécifique, mais pas encore détaillé. « Je me souviens m’être dit alors qu’il devait y avoir une erreur, ils avaient plutôt besoin d’une agence », raconte Aaron Duffy trois ans plus tard.

 

Sur le coup sa réponse est révélatrice de l’imprégnation culturelle de son milieu professionnel : il suggère à Qualcomm de le mettre en contact avec une de ses agences partenaires. Le leader mondial de la 3G ne s’en offusque pas mais insiste : il veut travailler avec 1stAveMachine sur un film d’animation, sans intermédiaire. Aaron Duffy dresse donc le constat évident d’un glissement de terrain devenu depuis une réalité contrariante mais incontournable pour les agences : les clients les contournent pour bosser en direct avec les boîtes de prod auxquelles elles auraient sous-traité le produit. 

 

Sentant le filon, le directeur créatif ouvre alors Special Guest, en partenariat avec 1stAveMachine, pour répondre en direct aux besoins créatifs des marques. C’est SpecialGuest qui réalisera Vision Film, le film de marque commandé par Qualcomm. La nouvelle société newyorkaise compte depuis Frooti, Facebook et Squarespace dans son portfolio. Pour assumer ce nouveau rôle, Aaron Duffy et ses collaborateurs ont dû apprendre le planning et la stratégie, deux compétences normalement exercées par les agences. Comme ses concurrentes rompues aux mêmes techniques d’appât, SpecialGuest ne se contente pas de filmer et de monter. Cette époque est révolue.

 

 

Et dans l’hexagone ?

 

En France aussi on commence sérieusement à se poser les mêmes questions car certains annonceurs évoluent déjà depuis un bout de temps avec des studios ou des boîtes de productions : « Les annonceurs travaillent en direct depuis une bonne décennie avec des productions, dans le domaine du corporate, en particulier dans le luxe. J’ai le souvenir d’un film Rolex d’un budget dépassant le million d’euros sur lequel j’avais travaillé au sein d’une société de production. Ce virage, auquel s’ajoute la tendance des agences à intégrer la production impose aux producteurs de se réinventer également, la position de simple prestataire devenant de plus en plus difficile à tenir », nous dit Areski Ferhat, le co-fondateur de Studio Lumini spécialisé en production digitale.

 

Pourtant d’autres professionnels du secteur sont plus nuancés comme Jérôme Denis, le producteur exécutif et associé de Wanda Production : « Personnellement je suis totalement incapable de faire ce que les équipes des agences de communication comme BETC, DDB, Ogilvy, BBDO peuvent accomplir auprès de leur client. Ce que je sais aussi, et si je m’en tiens à l’an passé, c’est que la campagne Lacoste « Life is a sport » n’aurait pu voir le jour en l’état sans Wanda, ni celle de Guy Cotten « Sortie en mer ». Et il en va de même pour les autres sociétés de production comme 75, Télécréateurs, et consorts. Les meilleures campagnes sont toujours le fruit d’une rencontre. Et pourtant, je constate aussi qu’il faut plus d’intégration, d’optimisation de production, et toujours avec les meilleurs talents. Ceux qui poussent la limite de la création plus loin, dans un cadre sécurisé. Alors oui, nous sommes toujours plus sollicités par les clients en direct. Et cela tend à représenter plus qu’une part résiduelle de notre activité »

 

Certes le modèle qui fait foi aujourd’hui fonctionne bien. L’agence décroche le contrat et s’en va trouver ses petites mains pour mener à bien le projet. Pourtant les artisans et le savoir-faire sont aujourd’hui entre les mains des boîtes de production et des studios qui cultivent un rapport particulier avec l’annonceur. « Nous sommes à l’orée d’un virage auquel s’ajoute la tendance des agences qui intègrent la production, et impose donc aux boîtes de production de se réinventer également. La position de simple prestataire devenant de plus en plus difficile à tenir. L’agilité et la réactivité des structures plus légères -plus en prise avec la production dont les moyens évoluent en permanence- sont indispensables pour les annonceurs sur bien des projets (réunions internationales pour les grands groupes comme L’Oréal, élaboration de tests marketing ou films reveal, tests internes sur les concepts de produits en développements…). Dans le secteur du numérique, l’importance grandissante des sujets de performances ou de datas vient bousculer également le modèle de l’agence centré sur le concept, la big idea ou la créa. On voit là encore de nouveaux acteurs émerger, issus de l’e-commerce ou e-marketing ». explique Areski Ferhat

 

En matière d’agilité, cela va dans les deux sens. Certaines grandes agences réinvestissent dans la production comme 72andSunny. L’agence a ainsi ouvert à Los Angeles via son bureau californien une énorme entité dédiée à la production après avoir déjà investi dans le « motion design ». Elle va embaucher 80 personnes et répondre ainsi à toutes les compétences liées à la production. « Nous voulons retrouver une forme d’indépendance créative et tester quand nous le souhaitons de nouveaux projets. Cet investissement était indispensable et augure d’un vrai tournant pour nos agences », déclare Nic Owen, Directeur de 72andSunny à Amsterdam.

 

 

De nouvelles structures pour de nouveaux besoins

 

Une récente étude réalisée par eConsultancy pour la Society of Digital Agencies démontre que Qualcomm n’est pas un acteur solitaire de ce virage structurel qui va redéfinir les industries de la publicité et du content marketing : 27% des marques y révèlent ne plus travailler du tout avec des agences (contre 13% l’année précédente). De plus en plus, elles rapatrient in-house la création et leurs opérations digitales pour ensuite solliciter directement les sociétés de production. « La raison principale de cette tendance résulte de l’émergence des médias sociaux et digitaux qui a entrainé des plus gros besoins de contenus marketing chez les clients. C’est donc le projet qui va dicter ce qui est approprié, pas une agence », analyse dans Digiday, Matt Miller, CEO de l’Association of Independent Commercial Producers, qui représente les boîtes de prod indépendantes aux Etats-Unis. Pour Aaaron Duffy, la perspective d’un produit final moins coûteux explique aussi la nouvelle attitude des marques. Evidemment.

 

Les équipementiers Nike et Under Armour ont déjà surfé sur la vague pour accompagner le lancement des nouveaux modèles de chaussures. L’un a collaboré en direct avec Brand New School pour réaliser le film de promotion de la nouvelle SB Free. L’autre s’est délestée de son agence, Droga 5, pour commander à Tight Shirt Production Films la création de sa plus grosse campagne, Book of Will, mettant en scène l’acteur Jamie Foxx et le basketteur Stephen Curry. Parce que désormais les agences et les marques vivent ensemble dans l’espace réservé à la création de contenu, l’industrie traverse une refonte structurelle. Ce n’est pas un schisme, le modèle des agences n’est pas en train de mourir. « Mais le modèle qui dit qu’il n’y a qu’une seule façon de faire, lui, est fini », assure Liya Sharif, heads global brand strategy chez Qualcomm.

 

 

« La frontière est devenue floue »

 

Deux questions à Areski Ferhat, co-fondateur de Studio Lumini

 

 

INfluencia : Ce besoin croissant de contenu marketing voit éclore de nouveaux projets. Quelle place des boites de production ou studios de créa, peuvent-elles trouver sans faire de l'ombre aux agences de pub ?

 

Areski Ferhat : la difficulté vient d’une plus difficile segmentation ou définition des périmètres d’actions. Finalement, c’est assez classique, l’agence vient en amont du projet, définit la stratégie, la création et les studios/prod viennent apporter leurs plus-value. Avec le digital, une part plus importante est donnée à la quantité de médias, les budgets restent très serrés. Les annonceurs semblent discuter d’avantages les honoraires d’agences, les agences, devenues souvent des groupes, cherchent à augmenter/stabiliser leurs profits et naturellement décident d’intégrer la production. Pour autant, une fois le coeur de la campagne et la stratégie de communication posées, les productions sont souvent capables de se montrer créatives et bien plus efficaces.

 

La frontière est devenue floue et les partenariats doivent se mettre en place. Les agences ont besoin de l’efficacité et la capacité de challenge des productions, et les productions ont besoin des agences pour se développer. Il faut que des partenariats se formalisent, que les agences donnent de la visibilité aux productions pour leur permettre de financer leur développement et leur R&D qui est un gros centre de dépense dans le digital pour un studio. Et cela sans pour autant chercher à les contraindre ou les absorber.

 

 

IN : Au final ne voit-on pas poindre un nouvelle génération d'agence de com?

 

AF : Absolument, des structures hybrides se mettront en place et des regroupements de compétences réunissant les forces créatives, les experts en stratégie et performance vont proposer de nouvelles formes. L’ère de l’agence qui se distingue essentiellement par le nombre de prix et de distinction ou son classement  touche sans doute à sa fin.

 

Gaël Clouzard et Benjamin Adler

http://www.influencia.net/fr/actualites/com-media,conversation,communication-nouvelle-generation-agence-va-t-elle-apparaitre,5505.html?utm_campaign=newsletter-s25-16_06_2015&utm_source=influencia-news
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S'adapter pour mieux se démarquer

Image, audio ou écrit, les marques doivent accepter de composer avec la liberté de choix de leur audience. La sixième édition du Digital Trends Report de Hotwire met en avant la créativité et l'intégration pour leur offrir des expériences on/off multifacettes. L'avantage? Garder les consommateurs en stimulant leur attention.

 

En 2015, le consommateur est toujours roi, et s’il l’est, c’est bien parce que son arme reste encore le choix. Cependant, ce choix ne concerne plus seulement une marque, un magasin, un lieu ou un produit mais surtout le contenu des informations qu'il reçoit et ses moyens de diffusion, c'est-à-dire tout ce qui intervient en amont du processus de l’achat. Or, selon la 6ème édition du Digital Trends Report de Hotwire, seules les marques qui sauront appliquer cette idée toute simple de la liberté pour laisser le client aux commandes et décider des expériences qu’il veut vivre, tireront leur épingle du jeu. au delà de l'expertise. C'est tout une mentalité qui doit évoluer...

 

 Le digital intégré le maître mot des campagnes

Pourquoi ? Parce que le numérique s’instille partout, dans tous les aspects du quotidien. Il n’est donc plus à envisager comme une branche séparée des campagnes mais comme partie intégrante. Incitant les équipes à repenser leurs processus tout en bousculant les critères du média planning et de l'achat d'espace dans de nouveaux retranchements et formes de créativité plus pertinentes. « Dans le contexte de la communication d’entreprise, toute proposition qui sépare la partie digitale du reste des prestations n’a plus lieu d’être aujourd’hui », confirme David Mucelli, digital manager chez Hotwire France « nous avons fusionné outils numériques et pratiques traditionnelles afin de travailler sur des campagnes de communications intégrées. Cette 6ème édition du Digital Trends Report est donc la dernière. Dès l’an prochain, nous aborderons la question des tendances du marketing et de la communication sous l’angle de l’intégration ». 

 

Les modes de distribution des formats aussi stratégiques sinon plus que le contenu

Blogs, messages en 140 signes, site, statuts, photos, vidéos, livres blancs… les contenus ne manquent pas. Encore faut-il qu’ils touchent leur cible qui selon leur activité ou le moment de la journée préféreront lire un article, écouter un podcast ou regarder une vidéo. Tout l’enjeu pour la marque pour stimuler leur attention sera donc d’être cohérente et fluide (thème, identité), discrète si nécessaire (données personnelles), opportuniste si réclamée (promo, proximité d’un magasin), capable de personnalisation. Et bien sûr prendre des risques ! Car réfléchir à toutes les options dont un individu se sert pour s’informer à tel ou tel moment et déterminer au mieux toutes les expériences multifacettes du digital qui amélioreront son offre et sa force de conviction, ne lui garantissent pas à tous les coups des merveilles. « Les professionnels de la com doivent s’habituer à raconter la même histoire de diverses façons dans différents formats via différentes plates-formes », soulignent les auteurs de l’étude.

 

Une donne qui n’a pas fini de progresser, notamment en raison du taux d’équipement en terminaux ou objets connectés des individus, du pouvoir de bloquer les signaux mobiles (vêtements, applis, retraites…) ou au contraire de laisser certaines catégories d’acteurs comme les médecins accéder à leurs données. Leur marge de manœuvre est tellement vaste qu’elle leur confère ce sentiment d’ « être libres de choisir » et cette volonté si tenace de contrôler qui entre en interaction avec qui et comment. « Nous avons détaillé la manière dont les marques développent leur stratégie digitale et nous nous sommes servi de notre propre outil d’analyse des conversations sociales en ligne, le Listening Post. Il est clair que l’équilibre consommateur/marque va prendre une toute autre dimension en 2015. Si la multiplicité des canaux de communication offre davantage de moyen de toucher leur cible aux annonceurs, elle offre également plus de flexibilité aux consommateurs, de plus en plus sélectifs », détaille Virginie Puchaux, directrice générale de Hotwire France. Une posture toute puissante donc qui n’en est qu’à ses débuts et qui est déjà le point commun des 9 tendances analysées par l’agence.

 

 

Les 9 grandes tendances du numérique pour 2015

 

Des expériences numériques unifiées

Les marketers exigent que le design soit reconnaissable et en totale cohérence avec la marque. Désormais, nous sommes en mesure de jouer sur l'aspect et la convivialité d’un site Web ou d'une application native pour garantir la cohérence d'ensemble. Le tout étant que d’une plate-forme à une autre, l’interface soit simple, esthétique et préserve l’identité de la marque

  

Multiplicité d'écrans et de méthodes pour une seule histoire

Comme le rapporte « Le Monde », un foyer français possède en moyenne 6,5 écrans. Cette tendance ne fera qu'augmenter à mesure que les tablettes seront meilleur marché et que les dispositifs connectés seront plus largement adoptés. Nous devons donc permettre à chaque marque de raconter son histoire quel que soit le dispositif utilisé. Et surtout que tout puisse être capté d’un seul coup d’œil compte tenu des formats et des écrans (140 signes, 6 ou 15 secondes). Pour cela, deux démarches s’offrent aux professionnels la « spécifique » et l’ « adaptative ». Pour cette dernière qui est plus la norme, il faut suivre ce que font Twitter et Google avec les « cartes » pour écarter le risque d’avoir un texte trop long et pour coller à la puissance de l’image.

 

Du contenu dans la voiture

La voiture connectée nous est promise depuis plus longtemps encore que le réfrigérateur qui se réapprovisionne tout seul. Nous commençons à observer une réelle motivation de la part des marques automobiles, même si celles-ci s’intéressent moins à la voiture connectée qu’aux contenus pour la voiture, accessibles tout au long du trajet pour satisfaire les différents besoins du conducteur et des passagers. Deux explications : les cycles entre le développement des nouvelles technologies et leur application, actuellement de 5 à 7 ans, vont se réduire. D’autre part, l’extension de la 4G est propice à la création et la diffusion de contenus en voiture. Ainsi, des technologies embarquées comme Super Cruise (General Motor y travaille tandis qu’Audi annonce sa voiture autonome pour 2017) vont rendre la conduite semi autonome sur autoroute ou dans les embouteillages et donner du temps libre aux passagers qui vont pouvoir consommer du contenu dans leur voiture devenue espace de vie. 

 

Normaliser la publicité

Pour les marketers, savoir ce qui motive les individus à acheter n’a pas de prix. L’analyse de la position géographique, des recherches effectuées et des habitudes sociales permet de savoir rapidement si l’individu est un client potentiel et si cela vaut la peine de lui adresser du contenu pour attirer son attention. L’offre ne doit pas être perçue comme de la pub gênante mais comme un rappel utile, personnalisé, délivré au bon moment grâce à un service auquel on a déjà souscrit comme Apply p=Pay ou Google Wallet. Le Geofencing utilisé par Microsoft est aussi une bonne option, car il laisse au marketer le choix du contenu et au consommateur le droit d’accepter ou non la proposition envoyée dans un périmètre défini de telle ou telle boutique.

  

Les données, le nouvel allié de notre santé

Avec le HealthKit d’Apple et les plates-formes Google Fit, chacun peut partager les informations numériques relatives à sa santé (ses données corporelles) avec les professionnels de santé. Plus ils ont de données, mieux c’est pour les professionnels de santé. De plus, plus besoin forcément d’avoir un objet dédié à ce thème un smartphone peut suffire. Et surtout les technologies sont de plus en plus intelligentes. A l’avenir, les systèmes de santé devront être capables de traiter toutes ces données générées par les patients. L’impact est énorme en terme de démocratisation, d’économie, de meilleur accès au soin… à l’échelle d’un pays, d’un continent voire de la planète. Mais il est encore impossible de partager ces données entre les pays. De plus, la télémédecine ne fait pas encore l’unanimité chez les pros de la santé en raison des problèmes d’auto-diagnostic ou d’auto-médication.

 

Rien n’est gratuit, même sur Internet

Chaque fois que nous utilisons un service gratuit, nous le payons avec nos données personnelles. La question de la confidentialité est sensible. Aussi, pour optimiser leurs stratégies marketing, les marketers vont devoir se concentrer sur les données que les internautes acceptent volontiers de partager et respecter les limites qu’ils imposent. Les consommateurs leur en seront reconnaissants. Face au piratage, la question qui prévaudra en 2015 sera de savoir à qui des états ou des entreprises reviendra la responsabilité d’informer la population sur le fonctionnement d’Internet et ses dérives. En attendant, Facebook avec son dinosaure bleu a pris les devants en faveur du principe de confidentialité.

  

Quand les technologies deviennent has been

Depuis peu, on entend certains déclarer solennellement qu’ils ne sont plus sur Facebook. Des férus de technologies en viennent à réserver des séjours présentés comme des retraites pour déconnecter d’Internet, se désintoxiquer et s’adonner à la méditation. Qui aurait pensé que l’anti-technologie deviendrait tendance en 2015 ? C’est l’ère des "néo-luddites" dont l’objectif est de pousser à la déconnexion et aussi celle des vêtements anti signaux mobiles (vestes, robes...). C’est aussi l’avénement du retour aux relations bien concrètes et réelles. Et bizarrement, cette quête du blocage ne vient pas des post soixante- huitards ou des quadras, mais des 18-25 ans. Une tendance qui va donc forcément prendre de l’ampleur en même temps que cette génération va évoluer. Certaines marques devront ainsi préférer des notions comme l’humain et l’émotion à celle de l’innovation.

 

La mode à l’heure du numérique

Les détaillants du monde de la mode s’emparent de la question de savoir comment les technologies peuvent enrichir et personnaliser l’expérience d’achat et l’expérience de la marque, par les objets connectés, la recherche visuelle, l’aide au shopping et les cabines d’essayage virtuelles. Pourtant, toutes les technologies ne sont pas encore prêtes à être adoptées tant leur retour sur investissement n’est pas démontré. De plus il faut des bases d’utilisateurs suffisamment représentatives pour qu’elles soient efficaces.

  

Les réseaux sociaux au service des stratégies de communication politique

L’utilisation des réseaux sociaux s’est largement démocratisée depuis quelques années. Certains acteurs politiques ont très vite compris l’intérêt de ces réseaux pour se rapprocher du citoyen ou, en jargon politique, des « électeurs ». Certaines plates-formes se démarquent, en permettant une communication plus directe avec les citoyens et une impression de plus grand accessibilité des politiques. Tout cela contribue à un sentiment de plus grande transparence, à un accès facilité aux informations (journalistes, citoyens) et à un moyen actif et direct pour apaiser les tensions. Il reste néanmoins encore à améliorer son utilisation souvent mal maitrisée et qui crée de la méfiance. De plus, il faut trouver un terrain d’entente entre le public qui préfère Facebook et les politiques grands fans de Twitter.

http://www.influencia.net/fr/actualites/tendance,tendances,prendre-controle-contenu,5070.html?utm_campaign=newsletter-s06-02_02_2015&utm_source=influencia-newsletter&utm_medium=email&utm_content=prend
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Pour 2014, découvrez nos néomots !

Oui c’est vrai, le monde change, se bouleverse, se réinvente. Un gros coup de trampolino qui exige de tous beaucoup de souplesse pour ne pas dire de contorsionnisme ! On nous le dit et on le vit depuis le berceau, nous les enfants des Trente Glorieuses. Et dans ce brouhaha mondial, des mots nouveaux naissent pour raconter nos vies et nos rêves, nos émotions et notre quotidien.

Nous nous sommes amusés à découvrir, copier/coller, réunir, inventer… quelques-uns de ces mots nouveaux qui racontent l’histoire du monde et qui nous projettent dans l’ADN de ce monde nouveau. Belle année 2014 à toutes et à tous de la part de toute l’équipe de made in mouse® !

Cliquer ici pour télécharger le livret.

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Les élites débordées par le numérique…

"Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat "comme une poule avec un couteau", avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. "Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses."


Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. "On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech. Or le numérique entraîne une révolution de l’appréhension sociologique."


Surtout, ce mouvement sociétal d’un nouveau type révèle que, dans leur grande majorité, les élites tombent de l’armoire numérique et ne soupçonnent pas la lame de fond sociétale qui se forme. L’"homo numericus" avance à toute vitesse. Bien plus vite que les gouvernants, institutions et intellectuels, souvent dépassés."

 

Un excellent "papier" de Laure Belot pour Le Monde… ET cela fait du bien, on se sent moins seuls !

mobile.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/26/les-elites-debordees-par-le-numerique_4340397_651865.html
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Quand les entreprises se rebaptisent…

Créer des noms dans des cas de création, fusion, acquisition… est devenu au fil du temps un métier très important pour nous. Comprendre le problème posé, trouver une "aspérité" le plus souvent liée à l'histoire, à la géographie, mais aussi à l'aventure humaine… voilà un challenge passionnant qui exige une grande imagination, mais aussi beaucoup de réalisme, en particulier quand nous devons nous confronter à la Propriété Intellectuelle !

 

Les derniers nés ? Exprimis (logistique de la fraîcheur), Minjar (restauration rapide de tradition), Millebuis (vins fins de la Côte Chalonnaise), Biancume (blanchisserie industrielle et vêtements de travail, en Corse)…

 

Les Echos ont consacré un bel article sur ce sujet dans leur édition du 6 décembre 2013…

business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/quand-les-entreprises-se-rebaptisent-57792.php
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Ah la confiance, premier carburant de nos métiers…

Emile Poulat : "Sans confiance, la vie en société est impossible"

Un entretien publié par le journal Le Monde le mardi 19 novembre 2013


"Pour Emile Poulat, historien des religions et sociologue, cette valeur primordiale, qui s'appuie sur la réciprocité, est à l'origine du pacte social.

 

Emile Poulat est un intellectuel discret, l'archétype du professeur et chercheur exigeant. A plus de 90 ans, ce grand historien des religions et sociologue reconnu, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, directeur de recherche au CNRS, n'a jamais tenu de magistère médiatique. Obsédé par sa liberté, il n'est pas un homme de pouvoir. A travers une oeuvre touffue, originale et exigeante, il a été plutôt, selon l'expression de l'historienne Valentine Zuber, un “éveilleur de conscience”, notamment sur la question du long conflit entre la culture catholique traditionnelle et la culture laïque moderne, sa grande spécialité. Depuis quelques années, il s'intéresse à la place de la confiance dans nos sociétés contemporaines.

 

La confiance, ou plutôt la défiance, est devenue ces derniers temps une obsession de nombreux décideurs. Commençons par le mot même. Que recouvre-t-il ?
Le mot est riche. La confiance, nous dit le dictionnaire, c'est le fait de croire. Il y a un rapprochement clair entre confiance et croyance. Confiance en autrui, confiance en mon voisin… On voit apparaître là l'idée de foi, dans un sens non religieux. La foi était le lien qui unissait le suzerain à ses féodaux. La foi conjugale, aussi, est un rapport interpersonnel. En latin, fides a donné foi, fidélité et fiabilité. Mais il est aussi voisin du mot fedus, qui renvoie au traité, au pacte, à la convention, aux idées de fédérer et fédération également. Ces mots politiques ont une source dans la confiance publique, si l'on peut dire. Dans le premier terme de l'idée de confiance : la croyance, je suis renvoyé à credo, mais aussi à crédit et à créance. Il y a une ambiguïté intéressante autour de la créance. C'est en ancien français la croyance, mais c'est aussi une dette si l'on tire créance.

Crédit… créance, créancier, nous sommes là dans le régime de la confiance. Je voudrais rappeler que la Caisse des dépôts et consignations, fondée en 1816, avait, statutairement, pour mission d'être “gardienne du crédit public”. Autrefois, on employait le terme de foi publique. Il n'y a pas de société sans cette foi-là. Cette foi, c'est sur cela qu'une société fonctionne, car on sait qu'on peut s'appuyer les uns sur les autres.

 

Dans l'articulation même du mot (con-fiance), il y a déjà les idées d'être ensemble (con-) et de “se fier” (-fidere), n'est-ce pas ?

C'est en effet un pacte, un lien social ; la confiance s'appuie sur la réciprocité. Mais il y a aussi l'idée d'un sentiment de sécurité, une assurance.

 

Comment voyez-vous ce double sens ?

Pour moi, la confiance est une valeur primaire et originaire. On pourrait dire aussi primordiale et originelle… Valeur primaire, parce que rien ne se fait sans la confiance. En effet, quand elle disparaît, c'est la crise. Ajoutons immédiatement qu'il existe différentes formes de confiance, c'est même assez subtil parfois. Cela peut s'observer dans tous les domaines, mais prenons l'économie. Après la première guerre mondiale, la crise de confiance dans le franc conduit, en 1925, au passage du franc or, du franc germinal, au franc Poincaré, c'est la dévaluation, la perte de valeur liée à la perte de confiance. La crise éclate ensuite. Aujourd'hui, en revanche, nous sommes installés en toute confiance dans une sorte de dévaluation douce qui se poursuit de manière indolore. La monnaie perd de sa valeur au fil du passage au nouveau franc, puis au franc, puis à l'euro.

 

En quoi est-ce maintenant une valeur originaire ?

On réduit souvent la confiance à sa dimension strictement interpersonnelle ; or elle déborde beaucoup ce domaine psychologique. La confiance est originaire parce qu'elle est avant tout celle qui fait que, lorsqu'on se lève le matin, on sait que la terre tourne toujours, qu'elle ne va pas disparaître brutalement, s'effondrer. On se lève, on avance en sachant qu'on n'est pas menacé par une glaciation subite ou un réchauffement brutal… L'humanité s'est développée sur sa planète avec la confiance que "ça va durer encore longtemps". Un peu comme le nouveau-né est en confiance dans les bras de sa mère.

 

Vous dites : "Rien ne se fait sans la confiance.” Qu'entendez-vous par là ?

Un jour m'est apparue cette évidence que les gens ont un besoin inné de confiance. Dans cette perspective, on ne définit pas la confiance, elle s'impose à nous. On sait simplement que si elle n'est pas là, on entre vite dans la crise, dans le conflit, dans le corps-à-corps. Elle est originaire, car elle est au départ de tout. L'évidence du besoin inné de confiance a donné à beaucoup de personnes autour de moi l'envie d'aller plus loin, d'explorer ce domaine. Maintenant quand je vais dans des colloques comme « Reconstruire la confiance », les 2 et 3 décembre, je suis dans la position de l'étonné. J'ai lancé une petite phrase et tous ces gens la reprennent et la développent, chacun selon son idée…

Plus sérieusement, quand je dis que rien n'est possible sans la confiance, je pense aussi à des situations très concrètes. Par exemple, si vous posez la lutte des classes comme base de toute vie en société, vous écartez la confiance. Vous entrez dans une autre logique. Regardez les négociations entre organisations de salariés et patronat : s'il n'y a pas un minimum de confiance, si elle ne parvient pas à s'établir, on n'arrive à rien. Dans toute négociation de ce type, la confiance met du temps à s'établir et elle est toujours très fragile.

 

Dans tous les cas ?

Oui, comme toutes les choses de valeur, la confiance est fragile.

 

On entre dans ce que vous nommez les pathologies de la confiance. Pouvez-vous nous en donner des exemples ?

Le domaine politique est riche en exemples. On trouve d'abord des personnages qui ne jouent pas du tout sur la confiance, ils ne sont que dans la lutte, dans l'affrontement. Jean-François Copé pour moi est de ceux-là, si l'on veut citer un nom, il ne joue pas la confiance. Plus généralement, la présidence de Nicolas Sarkozy ne fut pas marquée par la confiance. On était dans le paraître, l'action brutale et permanente, la provocation et l'esprit partisan. Nicolas Sarkozy tirait à vue. Lors de l'élection de François Hollande, on a vécu un moment exceptionnel – mais bref –, le retour du consensus partagé. Une expérience de confiance, une tentative.

Hollande a joué la confiance, il voulait éliminer les conflits fondamentaux qu'on avait connus sous Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, la crise de confiance vient d'une espérance déçue. Hollande avait suscité beaucoup d'espérances. Il ne les a pas satisfaites – il ne pouvait d'ailleurs probablement pas les satisfaire –, donc il y a une défiance forte. C'est simple.

 

Une campagne électorale est un moment où le candidat recherche l'assentiment des électeurs, c'est bien normal, non ?

C'est compliqué, une campagne, tout est engagé, tout est mêlé. Y compris le fait qu'il faut séduire l'électeur et que l'électeur aime se laisser séduire, tout en n'étant pas dupe.

 

Que pensez-vous de la montée de la défiance envers le politique ?

La politique est aujourd'hui perçue comme l'activité des politiciens. Les citoyens se disent : "Cela ne nous concerne pas directement." Les Français sont assez incultes en économie, ils s'y connaissent davantage en politique, pourtant le problème de confiance se pose plus dans le domaine économique que politique. Chômage, insuffisance de revenus, fiscalité vécue comme excessive…

 

L'économie repose donc sur la confiance, mais qu'en est-il dans une économie fondée sur l'euro ?

D'abord, il faut souligner que l'économie est un domaine particulièrement étranger à nos contemporains - bien qu'ils n'y échappent pas. Cela posé, la confiance, on le sait, c'est le crédit. Et la confiance fondamentale, c'est celle dans la monnaie. Nous passons notre temps, comme je le disais, à ajuster notre monnaie à la baisse. L'euro pose le problème de plusieurs associés dans une opération de confiance. Depuis près d'un siècle, nous sommes dans une culture de la dévaluation douce. Quand nous avions le franc, nous étions seuls à l'avoir, nous acceptions sa perte de valeur. Maintenant que nous sommes dans l'euro, que nous sommes à plusieurs, nous ne l'admettons pas. On se méfie des autres associés. On accepte la dévaluation chez soi, mais pas quand on est en groupe. Nous avons plutôt confiance en nous et peu ou pas confiance en les autres.

 

On dit souvent que les Français manquent de confiance en eux ?

Il ne faut pas confondre la confiance en soi et la confiance dans la situation où l'on est pour agir. Certains individus n'ont pas confiance en eux mais pensent quand même qu'ils vont s'en sortir. Il s'agit de deux plans différents: l'appréciation de la situation d'une part et l'énergie mise pour la dominer d'autre part.

 

Autre pathologie de la confiance, celle dans les médias. Qu'en pense l'historien ?

D'abord, "les médias", c'est vague. Et puis quand on se souvient de la légèreté des médias d'avant la deuxième guerre mondiale, Le Gaulois par exemple… On leur faisait plutôt moins confiance que dans certains médias d'aujourd'hui. Parler de ce qui ne va pas, c'est l'essentiel de la vision des médias. Les journaux se préoccupent peu de ce qui va bien… Ce qui va bien est considéré comme le "normal", alors que souvent, cela suppose un effort particulier. Quels journaux s'intéressent aux SDF et aux personnes qui se préoccupent de cette situation inacceptable? De ce point de vue-là, les médias ferment les yeux sur toute une part de la réalité sociale. La grande nouveauté de notre temps, c'est la multiplication des médias et des sources d'information qui se concurrencent entre elles.

 

Finalement, qu'est-ce qui suscite la confiance aujourd'hui ?

Regardez celle que suscite le pape François. C'est la nouvelle la plus inattendue de notre société. Comme si finalement la confiance qu'on mettait en lui était un refuge. Parce qu'à lui, on ne demande aucune caution. Est-ce que cela tient à son style, à sa façon de s'exprimer? Pour une part, oui, j'en suis convaincu.

 

Pourquoi ?

Quand on parle entre techniciens, on se dit toujours que l'autre a tort. Tandis que quand le pape François parle, il est entendu. On n'est pas dans le même domaine de la confiance. Du pape, on n'attend rien de concret; dans son cas, c'est la confiance qui se consolide sans contenu précis. Simplement parce qu'il y a un besoin de confiance. Le besoin fondamental, originaire, dont je parlais."

 

Propos recueillis par Didier Fourquery

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Octobre 2013, enfin un espoir pour l'innovation à la française…

Passer du possible au réél (…) susciter des leaders industriels français à l'échelle internationale (…) alléger les normes (…) la France riche de sa jeunesse (…) il faut réapprendre à oser, à accepter le risque et donc l'échec (…) par tous les moyens, stimuler l'audace (…) sortir de la dispersion et du zapping (…) le risque zéro n'existe pas…

 

On boit du petit lait non ? Un discours qui détonne dans cet air du temps coincé de chez coincé, qui manque de réalisme et d'audace. Alors jettez-vous sur les propositions de la commission Lauvergeon pour l'innovation

www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0203067802144-enfin-un-espoir-pour-l-innovation-a-la-francaise-618048.php
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juillet-2013-un-billet-magique
Juillet 2013, un billet magique

Parfois, dans nos métiers, un petit espace concentre biens des passions, des efforts, des joies… et c'est le cas de ce petit billet. Le logo des arènes d'Arles, que nous avons au beaucoup de plaisir à créer pour la famille Jalabert, Le cadre noir de Saumur qui nous fascine, Christian Lacroix, le célèbre arlésien, qui a dessiné ce visuel que nous avons mis en page pour ce grand événement équestre de l'été 2013 !

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une-tentative-de-segmentation-des--habits-du-vin--en-france
Une tentative de segmentation des "habits du vin" en France

Le vin s’habille. Il se doit d’être habillé de façon “originale” pour prolonger l’esprit de son créateur (le vigneron bien sûr). Féru d’images ou aveugle, le vigneron vit avec ses bouteilles et entretient une relation affective avec leurs habillages. Quelle que soit la démarche de construction de “l’aspect” de son vin (une rencontre avec un designer, une agence, une création personnelle, familiale, historique, un hasard, un sandwich créatif plus ou moins harmonieux), l’expérience nous prouve qu’il y a toujours une forme de connivence entre le vigneron et les habits de son vin, de ses vins.

Avertissement : cette segmentation ne s’applique qu’aux vins blancs et rouges, hors effervescents et rosés (qui ont leurs propres codes ou dresscode, parfois très éloignés), sur le marché de consommation français. Évidemment, par extension, le marché français restant un repère et une source d’inspiration pour tous les acteurs internationaux du vin, y compris les consommateurs de tous poils, cette segmentation peut s’élargir… D’autant que rarement ou peut-être jamais aucun produit de consommation n’aura inspiré tant de créateurs, généré tant de différences.

En savoir plus…

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Mais qu’est-ce qui fait la valeur de la marque ?

"L’art de déterminer la valeur d’une marque n’a rien d’une science exacte. Pourtant, le classement des 100 les plus puissantes du monde, réalisé par le cabinet Millard Brown, filiale de WPP, place cette année Apple au premier rang. À 153 milliards de dollars (106 milliards d’euros), le "nom" d’Apple représente près de la moitié de la capitalisation boursière du groupe la pomme et sa valeur estimée a été multipliée par dix en cinq ans.

Si les entreprises technologiques occupent les premières marques du podium, si leur valeur est souvent soumise à des fluctuations d’une ampleur prodigieuse, ce n’est pas un hasard.

Cette études tente d’évaluer le bénéfice généré par les grandes marques et d’y associer un multiple afin de prendre en compte les revenus futurs. Le classement consacre la suprématie du secteur technologique. À 111 milliards de dollars, Google, détrôné par Apple descend à la second place, tandis qu’IBM et Microsoft se placent respectivement aux troisième et cinquième rangs.

Ces résultats qui traduisent l’importance grandissante de l’informatique et des logiciels dans l’économie, témoignent aussi de l’augmentation du temps consacré aux réseaux sociaux et aux achats en ligne. Facebook, qui connaît la plus forte progression, affiche une valeur multipliée par trois, à 19 milliards de dollars. Quant à Amazon, elle devance celle de Wal-Mart.

L’excellente performance des sociétés high-teh s’explique également par des raisons économiques. Une grande part de leur activité est par nature immatérielle, et donc difficile à inscrire dans un bilan. La valeur des compétences de programmation et des brevets est considérable, certes, mais comment la mesurer ?

Par ailleurs, dans les technologies, il n’y a souvent qu’un seul gagnant. La logique des réseaux est telle que les usagers dont envie d’utiliser les mêmes logiciels et systèmes que leurs amis. On comprend mieux ainsi pourquoi la marque très reconnaissable d’Apple génère aussi une part importante de sa valeur, par rapport à un nom comme ExxonMobil, qui ne représente que 4 % à peine de la valeur boursière du pétrolier, établie à 414 milliards de dollars.

 

Une part de flou

La valorisation d’une marque conserve une part de flou. Microsoft vaut-il vraiment 78 milliards de dollars ? N’est ce pas plutôt son extraordinaire puissance de marché qui est à l’origine de la valeur de la marque ? Pour autant, un nom n’est jamais anodin. Il suffit pour s ‘en convaincre de considérer les prix élevés fixés par Apple pour ses ordinateurs ou ses accessoires. Et Apple n’est pas un cas isolé. Google ne possède rien de plus précieux que sa page d’accueil, où ne figure que le logo du groupe, à l’exclusion de toute publicité, qui risquerait de noyer ou de déprécier la marque.

Mais à notre époque, tout va très vite. Et c’est dans le domaine technologique que les changements sont les plus rapides. Ansi, selon l’étude de Millard Brown, Nokia, numéro un mondial des téléphones mobiles, a vu la valeur de sa marque fondre de 25% en l’espace d’un an, en raison de l’engouement des usagers pour les smartphones de Google et Apple. Alors, oui les noms ont de la valeur, mais attention, cette valeur n’a rien d’éternel."

 

Source : Le Monde, 12 mai 2011, par Robert Cyran

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avril-2013-miam-miam-avec-les-fraises-des-paysans-de-rougeline
Avril 2013, miam miam avec les fraises des Paysans de Rougeline

Des fraises. Des bonnes. Des très bonnes même. Sucrées, équilibrées, tendres, suaves, joyeuses, prenantes, longues en bouche ! Des variétés si différentes. On a fait des gâteaux avec. Plutôt Olivier le pâtissier de Saint-Rémy de Provence. Avec les fraises des Paysans de Rougeline bien sûr. Les photos sont de Christophe Armand. Il pleuvait dehors. La fraise embaumait…

 

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avril-2013-operation-portes-ouvertes-pour-la-samt-sur-l-ile-de-la-reunion
Avril 2013, opération portes ouvertes pour la SAMT sur l'île de La Réunion

"Le préfet Jean-Luc Marx aux côtés du présentateur télé Jamy Gourmaud, c'est le "pont" inédit qu'a su créer la société SAMT, spécialisée dans le ferraillage des structures en béton armé. Un procédé qui n'offrirait pas tant de solidité à nos viaducs de Saint-Paul ou du pont qui surplombe la Grande ravine de la route des tamarins par exemple. Exposer son savoir-faire, c'était tout l'idée de cette journée portes ouvertes au Port à laquelle a assisté une centaine d'élèves de lycées des métiers du BTP et des classes de Bac Pro et BTS.




"Nous avons effectué notre premier chantier dans l'île en 1999. C'était pour la déviation de la ravine Charpentier" se remémore Frédéric Thirion, gérant de la SAMT, une entreprise familiale des Bouches-du-Rhône. "A l'époque, les armatures étaient fabriquées en métropole puis expédiées par conteneurs" rigole-t-il. L'entreprise a fini par poser ses valises dans la ZIC N°1 du Port. Depuis, les ouvrages se sont enchaînés pour l'entreprise qui a l'habitude de travailler en sous-traitance pour les grands groupes tels Bouyges ou Vinci. Du lourd. Evolution technique continue Entre deux grands chantiers, la société portoise livre son savoir-faire sur "environ 30 à 35 chantiers en même temps" calcule son gérant.

 

 

Au plus fort de la route des Tamarins, nous avions 150 employés mobilisés. Mais les regards se tournent inévitablement vers la promesse de la nouvelle route du littoral pour laquelle les sociétés de BTP ne vont pas tarder à répondre aux appels d'offres. L'opération séduction s'est poursuivie avec la présence de Jamy Gourmaud, incontournable présentateur de l'émission C'est pas sorcier. C'est dans son meilleur rôle, celui du pédagogue, qu'il est venu présenter l'édition d'un DVD qui raconte l'histoire du béton armé. "Le grand public a l'impression que dans le BTP, les technologies sont figées. Ce n'est évidemment pas le cas" explique l'animateur tv. La preuve en est la dernière trouvaille en recherche & développement de la SAMT. Les liaisons d'armatures Hérisson, "un procédé breveté en 2009" se félicite Frédéric Thirion, permettent de coupler les tiges d'acier une à une tout en offrant une adhérence de l'acier au béton optimale. Centrale thermique du Port, terminal céréalier, STEP du Grand Prado, pont sur la Rivière Saint-Etienne et probablement route du littoral, la SAMT est toujours prête à croiser le fer."

 

C'est dit par Ludovic Grondin pourZinfos974.com. Sur les photos, Jamy Gourmaud, Jean-Luc Marx, Frédéric Thirion et Edgard Thirion.

Source
www.zinfos974.com

 

 

Jean-Luc Marx, en direct sur la chaîne TV Réunion Première, évoque le métier d'armaturier, l'avant-veille de l'événement…

http://reunion.la1ere.fr/
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meilleurs-voeux-pour-2013
Meilleurs vœux pour 2013

Suivez la flêche qui monte, qui monte…

Merci à Jean-Pierre Autheman pour cette image explicite. Tsoing, tsoing !
Cliquez sur le pavé gris ci-dessous pour en savoir plus…

 

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decembre-2012-la-journee-des-paysans-de-rougeline-a-perpignan-(66)
Décembre 2012, la journée des Paysans de Rougeline à Perpignan (66)

Ils étaient tous là, ou presque, ces Paysans de Rougeline. Une journée de décembre dans le Roussillon, à Perpignan, en pays catalan. Venus parler entre eux, parler d'eux, de leurs joies et de leurs difficultés, comme chaque année. Avec pour cette édition la complicité de Claude Onesta, pour parler de la spirale du succès et de l'échec. Ils nous ont fait la surprise ce jour-là de nous récompenser, de nous accorder leur trophée de la communication, avec beaucoup de sincérité. Cela fera bientôt 20 ans de collaboration… Cela nous a beaucoup touché.

 

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les-dix-commandements-de-steve-jobs
Les dix commandements de Steve Jobs

Dominique Nora - Le Nouvel Observateur

Article publié dans l'hebdomadaire du jeudi 1er septembre 2011

 

Affaibli par la maladie, Steve Jobs abandonne la direction opérationnelle d’Apple. Etudiant en rupture de ban, entrepreneur risque-tout, patron despote, ce visionnaire atypique a révolutionné l’industrie du numérique en rejetant les dogmes.

 

Différemment, tu penseras

"Think different !" Rien n’incarne mieux "l’esprit Jobs" que sa campagne de publicité d’octobre 1997. Steve Jobs vient de reprendre les rênes d’un Apple en perdition. Il commande à l’agence TBWA/Chiat/Day une affiche et des clips télévisés où défilent les photos en noir et blanc de géants de la science, de la politique ou des arts. Aucun produit Apple n’apparaît dans ces pubs, seulement le logo d’alors : une pomme multicolore.

D’Albert Einstein à Martin Luther King, du Mahatma Gandhi à Pablo Picasso, Jobs choisit lui-même ses "héros", et ce texte qui sonne comme un autoportrait : "En hommage aux fous. Aux rebelles. Aux fauteurs de troubles… Ceux qui voient les choses différemment. Alors que certains les voient fous, nous voyons des génies. Parce que les gens qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font."

Esthétique minimaliste, anticonformisme viscéral, ambition folle : né en 1955 d’un professeur de sciences politiques syrien et d’une mère célibataire qui a décidé de ne pas l’élever, la vie de Jobs, adopté à sa naissance par un couple de Californiens modestes, a été marquée par ces valeurs. C’est aussi cette (contre)culture qu’il a installée chez Apple.

 

Ta spécificité, tu cultiveras

La décision la plus iconoclaste et la plus identitaire de la firme de Cupertino est d’avoir toujours refusé de séparer le logiciel Mac OS de l’ordinateur lui-même.

Sous l’impulsion de son grand rival Bill Gates, le fondateur de Microsoft, la micro-informatique mondiale s’est structurée à la fin des années 1980 autour d’un autre standard – Windows – servant de cœur à une multitude d’appareils fabriqués par des constructeurs concurrents : hier IBM et Hewlett Packard, aujourd’hui Dell ou Samsung…

Convaincu de l’immense supériorité de ses produits, Steve Jobs, lui, a toujours refusé de vendre à autrui son Mac OS, le premier à utiliser des icônes conviviales, ensuite copiées par Windows. "J’ai toujours voulu posséder et contrôler la technologie primaire dans tout ce que nous faisons", confiera-t-il à "BusinessWeek?". Une attitude qu’il prolonge à l’ère internet.

 

La religion du produit, tu auras

Le rêve de Bill Gates était de mettre un ordinateur personnel dans chaque foyer, celui de Steve Jobs de construire des produits "démentiellement géniaux". Sans se soucier des attentes du marché : "La plupart du temps, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent avant que vous le leur montriez !" Il fallait qu’Apple conçoive le produit capable de le bluffer lui-même.

Jobs n’aime cependant pas la technologie pour la technologie. Dans le couple des cofondateurs d’Apple, en avril 1976, l’inventeur fou, c’était "l’autre Steve"?: Wozniak. Jobs, lui, a eu l’art de transformer les trouvailles de son ami en produits utiles. "Il faut une culture très orientée produit, même dans une société de technologie", a-t-il toujours affirmé.

 

La beauté, tu honoreras

Dans sa première maison, à Palo Alto, le jeune Steve n’avait presque pas de mobilier, il couchait sur un matelas par terre, mais il accrochait aux murs des photos en noir et blanc signées Ansel Adams.

Son sens de l’esthétique s’exprime aussi bien dans la manière dont il se nourrit (il est végétarien), dont il s’habille, avec ses sempiternels polos noirs, dans le dessin de ses produits ou l’escalier de verre de ses Apple Stores. A ses débuts, Steve apportait ce souci de pureté jusque dans le design des circuits intégrés de ses Apple II, ou l’agencement de ses chaînes de montage !

A cette époque, l’idée même qu’un ordinateur doive être beau était saugrenue. Depuis 1998 et la ligne des iMac oblongs aux couleurs acidulées, c’est le designer britannique Jonathan Ive qui règne sur le look Apple. Mais, attention, pas question de faire joli pour faire joli ! La beauté des formes et des matériaux doit aussi être un gage de facilité d’utilisation. Elégance, sobriété, convivialité : capable de s’enthousiasmer pour le design d’une machine à laver Miele, Jobs a toujours gardé le point de vue de l’usager.

 

L’innovation, tu chériras

Comme beaucoup d’entrepreneurs de la Silicon Valley, Jobs vénère l’innovation. Il a toujours été le premier à se débarrasser des technologies qu’il estimait dépassées : les disquettes remplacées par des clés USB, ou la souris transformée en Trackpad… Question d’état d’esprit : "L’innovation n’a rien à voir avec la quantité de dollars que vous consacrez à la R&D […]. Ce n’est pas une question d’argent. Cela dépend des hommes, du leadership et de ce que vous avez pigé."

Apple est le seul acteur de l’informatique traditionnelle à avoir réussi son virage internet. Il a compris, avant tout le monde, que l’ère du PC appartenait au passé. Et il a su imaginer à la fois les outils internet et leur modèle économique : de la musique en ligne sur iPod à la multitude d’applications pour iPhone et iPad, sur lesquelles Apple touche une commission de 30%.

 

Ton sillon, tu creuseras

Le manque de compatibilité du Macintosh avec le monde des PC sous Windows a condamné Apple à une part de marché confidentielle, hier 3%, aujourd’hui environ 8%. Professant qu’il fabriquait des BMW… pas des Volkswagen, Jobs a toujours affecté de s’en moquer.

Encore fallait-il, pour que cela ne tue pas Apple, faire de grosses marges sur chaque produit. Ce qui est devenu vrai à partir de l’iMac. Ensuite, grâce au coup de génie de l’iPod-iTunes, Steve Jobs s’est octroyé 80% du marché du téléchargement légal de musique. Succès réédité avec l’iPhone, puis l’iPad.

L’"App Store" est une véritable vache à lait. Avec un bénéfice net de 7,7 milliards de dollars pour des ventes de 28,5 milliards sur le seul trimestre clos en juin 2011, Apple est une des entreprises les plus profitables au monde. Et son trésor de guerre s’élève à 76 milliards de dollars !

 

Tes propres magasins, tu développeras

La crise économique vide les magasins ? Pas les Apple Store. Les ventes des quelque 300 boutiques Apple sur la planète battent des records. En 2001, pourtant, pas un analyste ne pariait sur leur réussite. Les rares constructeurs informatiques à s’y risquer s’en étaient mordu les doigts.

Qu’importe. "Steve Jobs était persuadé que si les consommateurs pouvaient manipuler ses Mac, ils seraient conquis", dit l’analyste Tim Bajarin, de Creatives Strategies. Service de qualité, ambiance de cybercafé, Apple est le seul constructeur informatique chez qui l’on peut prendre rendez-vous pour faire réparer son appareil, ou s’en faire expliquer le fonctionnement.

 

L’échec, tu sublimeras

Steve Jobs ressemble à ces héros hollywoodiens secoués par les épreuves, mais qui ne s’avouent jamais vaincus. En 1985, il est viré d’Apple par John Sculley, le président qu’il avait lui-même recruté chez Coca-Cola. Il confessera plus tard aux étudiants de Stanford : "J’avais perdu ce qui était le centre de toute ma vie d’adulte et j’étais anéanti."

Pas pour longtemps : il créé NeXT Computer quelques mois plus tard, et rachète Pixar à George Lucas l’année suivante ! Même combativité, dix ans plus tard, quand il reprend les commandes d’un Apple moribond. Ou quand il apprend en 2004 qu’il est atteint par une forme rare de cancer du pancréas.

 

Sans compromis, tu dirigeras

"Hero-Shithead-Roller coaster?", littéralement «?Héros-Tête de merde-Montagnes russes?» : c’est l’expression inventée par les collaborateurs de Steve Jobs, pour décrire son style de management. Véritable dictateur, il règne sur une équipe aux ordres, transie d’admiration.

Délais impossibles, diktats sur les performances, contrôle absolu des détails… Les anciens d’Apple racontent des scènes d’insultes, d’humiliation et de licenciements, auxquels seuls les surdoués ont résisté. "Ce n’est pas toujours facile de travailler avec Steve", reconnaît Jay Elliot, ex-collaborateur d’Apple et fondateur de Migo Software. "On ne change pas le monde en étant gentil", aime à répéter le Français Jean-Louis Gassée, ex-numéro deux d’Apple.

 

Secret, tu resteras

Peu de patrons ont fait autant de unes de magazines. Pourtant, Apple est la seule entreprise au monde à ne jamais communiquer en dehors de ses annonces millimétrées pour ses produits et de grand-messes rituelles, où Steve Jobs fait son show devant une foule de fans triés sur le volet. Sinon, motus. Parler à la presse est un motif de licenciement.

En revenant chez Apple, Jobs avait affiché dans son bureau un poster de la Seconde Guerre mondiale : "Loose lips might sink ship" ("Le bavardage peut couler le navire"). Jobs lui-même ne s’est réellement livré qu’une fois, devant les étudiants du campus de Stanford. Son conseil : "Votre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne vous laissez pas piéger par le dogme." Et surtout : "Restez affamés, restez fous !"

L’Apple d’après-Steve saura-t-il le rester ? Le jour de sa nomination, son successeur désigné, Tim Cook, a promis à ses troupes : "?

Steve a bâti une entreprise et une culture qui ne ressemblent à aucune autre dans le monde, et nous allons rester fidèles à cela – c’est notre ADN." Good luck !

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Mais qu’est-ce qui fait la valeur de la marque ?

Un article paru le 12 mai 2011 dans le journal Le Monde

Par Robert Cyran

 

L’art de déterminer la valeur d’une marque n’a rien d’une science exacte. Pourtant, le classement des 100 les plus puissantes du monde, réalisé par le cabinet Millard Brown, filiale de WPP, place cette année Apple au premier rang. A 153 milliards de dollars (106 milliards d’euros), le "nom" d’Apple représente près de la moitié de la capitalisation boursière du groupe  la pomme et sa valeur estimée a été multipliée par dix en cinq ans.

Si les entreprises technologiques occupent les premières marques du podium, si leur valeur est souvent soumise à des fluctuations d’une ampleur prodigieuse, ce n’est pas un hasard.

Cette études tente d’évaluer le bénéfice généré par les grandes marques et d’y associer un multiple afin de prendre en compte les revenus futurs. Le classement consacre la suprématie du secteur technologique. A 111 milliards de dollars, Google, détrôné par Apple descend à la second place, tandis qu’IBM et Microsoft se placent respectivement aux troisième et cinquième rangs.

Ces résultats qui traduisent l’importance grandissante de l’informatique et des logiciels dans l’économie, témoignent aussi de l’augmentation du temps consacré aux réseaux sociaux et aux achats en ligne. Facebook, qui connaît la plus forte progression, affiche une valeur multipliée par trois, à 19 milliards de dollars. Quant à Amazon, elle devance celle de Wal-Mart.

L’excellente performance des sociétés high-teh s’explique également par des raisons économiques. Une grande part de leur activité est par nature immatérielle, et donc difficile à inscrire dans un bilan. La valeur des compétences de programmation et des brevets est considérable, certes, mais comment la mesurer ?

Par ailleurs, dans les technologies, il n’y a souvent qu’un seul gagnant. La logique des réseaux est telle que les usagers dont envie d’utiliser les mêmes logiciels et systèmes que leurs amis. On comprend mieux ainsi pourquoi la marque très reconnaissable d’Apple génère aussi une part importante de sa valeur, par rapport à un nom comme ExxonMobil, qui ne représente que 4 % à peine de la valeur boursière du pétrolier, établie à 414 milliards de dollars.

Une part de flou

La valorisation d’une marque conserve une part de flou. Microsoft vaut-il vraiment 78 milliards de dollars ? N’est ce pas plutôt son extraordinaire puissance de marché qui est à l’origine de la valeur de la marque ? Pour autant, un nom n’est jamais anodin. Il suffit pour s ‘en convaincre de considérer les prix élevés fixés par Apple pour ses ordinateurs ou ses accessoires. Et Apple n’est pas un cas isolé. Google ne possède rien de plus précieux que sa page d’accueil, où ne figure que le logo du groupe, à l’exclusion de toute publicité, qui risquerait de noyer ou de déprécier la marque.

Mais à notre époque, tout va très vite. Et c’est dans le domaine technologique que les changements sont les plus rapides. Ansi, selon l’étude de Millard Brown, Nokia, numéro un mondial des téléphones mobiles, a vu la valeur de sa marque fondre de 25% en l’espace d’un an, en raison de l’engouement des usagers pour les smartphones de Google et Apple. Alors, oui les noms ont de la valeur, mais attention, cette valeur n’a rien d’éternel.

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janvier-2011-meilleurs-voeux-pour-cette-nouvelle-annee
Janvier 2011, meilleurs vœux pour cette nouvelle année

L’année dernière, nous avions souhaité vous associer dans notre compréhension du “néo-vocabulaire” dit instantané qui fait rage, en particulier sur la toile, lol, mais aussi sur tous les médias électroniques. Cette année, comme un pied de nez, mais aussi un contre-pied, cela nous fait plaisir de vous transmettre quelques mots du vocabulaire provençal, la langue du pays où nous vivons, que nous chérissons tant. Nul doute que certaines de ces truculences linguistiques intégreront votre vocabulaire en cette année 2011 que nous vous souhaitons belle, chaleureuse, tendre, gourmande et passionnante !

Belle année 2011 à toutes et à tous !

L’équipe de made in mouse ®

 

agachon
lieu d’où l’on observe, poste de chasse. “Être à l’agachon”, c’est être à l’affût.

aganter
empoigner, saisir, attraper ou encore se faire attraper. “Agante-moi les alibofis !” peut-on entendre dans des situations chaudes…

alibofi
en général, elles marchent par deux : si ma tante en avait, ce serait mon oncle. “Il commence à me casser les alibofis !”

 

Cliquez ici pour télécharger le livret

 

 

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un-bouquin-utile-une-methode-pour-ameliorer-son-rapport-a-l-ecriture
Un bouquin utile, une méthode pour améliorer son rapport à l'écriture

signé Christophe Cachera

"Avez-vous remarqué ? Nous écrivons de plus en plus. Il y a quelques décennies, certains prévoyaient que l’invention du téléphone, de la radio et de la télévision entraînerait la mort de l’écrit.

Raté ! C’est même exactement le contraire. L’informatique a multiplié les modes de communication qui passent par les mots. Courriels, blogs, SMS, sites s’ajoutent aux mémos, rapports, articles, lettres qui n’ont jamais disparu. Résultat : nous passons tous de plus en plus de temps à écrire ou à lire. Et nous perdons souvent beaucoup de temps parce que nous n’avons pas vraiment appris.

À l’école primaire, nous avons appris à former les lettres, les syllabes et les mots. Puis, nous avons appris la conjugaison, la grammaire. Nous avons fait des dictées. Nous avons rédigé des rédactions, des commentaires de textes, des dissertations. Mais personne ne nous a enseigné à communiquer par les mots, pas plus aux littéraires qu’aux matheux, aux philosophes qu’aux scientifiques. Devant une page blanche – ou un écran vide – nous sommes souvent désemparés, lents, sans technique.

Précisément, dans ce livre, Christophe Cachera explique, raconte, démontre les techniques pour accrocher l’intérêt du lecteur, pour rendre clair un thème complexe. Il vous donne les clés pour maîtriser l’écrit. Et ce sont les bonnes clés. Les mêmes qu’il utilise pour rendre ce livre concret, drôle, pratique, vif, et par dessus tout utile. C’est un bouquin qui tient ses promesses. Grâce à ces techniques, je parie que vos mots auront davantage de poids, de force. Que vous écriviez des propositions commerciales, des communiqués de presse, des manuels ou des compte-rendus, vos textes seront plus directs et plus efficaces. Et vos lettres d’amour aussi.

La langue française offre une mécanique magnifique. À condition de connaître le mode d’emploi. Alors à vos stylos, à vos crayons, à vos plumes, à vos claviers…"

 

Ouvrir un article paru dans le magazine "Elle" du 17 septembre 2010

 

www.ecrire.pro
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Le code QR, un signe de plus en plus répandu

Le code QR (ou QR Code en anglais) est un code-barres en deux dimensions (ou code à matrice) constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond blanc. Le nom QR est l'acronyme de l'anglais Quick Response, car son contenu de données peut être décodé rapidement.

Destiné à être lu par un lecteur de code QR, un téléphone mobile, ou un smartphone, il a l'avantage de pouvoir stocker plus d'informations qu'un code à barres.

Le code QR a été créé par l'entreprise japonaise Denso-Wave en 1994 pour tracer les pièces de voiture dans les usines de Toyota.

En 1999, Denso-Wave a publié le code QR sous licence libre, cela a contribué à la diffusion du code au Japon. Ensuite, à la fin des années 2000, il est devenu l'un des codes bidimensionnels les plus populaires dans le monde, et les applications de lecture de codes QR sont souvent déjà installés par les fabricants dans les téléphones mobiles.

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La formule magique de l'industrie du luxe : petit logo = produit cher

La taille du logo d'un produit de luxe est-elle inversement proportionnelle à celle du portefeuille de son acquéreur ?

Cette question a fait objet d'une savante étude menée par des étudiants de l'Université de Chicago. Ses résultats, calculés au millimètre près, ont été présentés jeudi 17 juin par Jean-Noël Kapferer, expert mondial des problèmes de marques, lors d'un colloque organisé par Ipsos, HEC Paris et l'association des professionnels du luxe à l'Opéra Garnier de Paris.

Ils sont des plus instructifs. Les chercheurs ont analysé les 236 sacs à main vendus sur le site américain de commerce en ligne de Louis Vuitton (LVMH) et les 229 sacs vendus par la marque Gucci (PPR). Ils ont ensuite mesuré la taille du logo, effectué un ratio par apport aux mesures des sacs à main et rangé ces données sur une échelle, graduée de 1 à 7 en fonction du caractère plus au moins discret du logo et selon un autre critère, le prix.

Résultat : "Plus le logo est gros, plus le prix du sac est accessible". Pour être plus précis, chaque centimètre de logo supplémentaire sur un sac Gussi réduit son prix de 122 dollars (98 euros). Pour Louis Vuitton, le centimètre supplémentaire fait moins diminuer le prix du sac (26 dollars seulement).

 

Les Mercedes aussi

La règle s'applique aussi aux voitures de luxe. La même étude a été élargie aux Mercedes. Le logo placé à l'avant de la Class A mesure précisément 13 centimètres, tandis que celui du cabriolet Class E n'est que de 5,5 centimètres.

Ce qui fait immédiatement conclure aux auteurs de l'étude, après avoir mouliné de nombreux facteurs objectifs (taille de la voiture, puissance du moteur...), que chaque centimètre de logo Mercedes supplémentaire abaisse de 5000 dollars la facture de l'automobile.

S'il est désormais acquis scientifiquement que "petit logo = produit cher", une autre étude récemment commandée par l'Association des professionnels du luxe auprès d'un millier de personnes appartenant à la catégorie des 10 % les plus riches au Royaume-Uni, en France, aux Etats-Unis et au Japon, devrait réconcilier tout le monde.

Interrogés en mars, ils étaient 75 % à considérer qu'ils avaient payé "trop cher" leur dernier achat dans le luxe. Éclair de lucidité de ces consommateurs fortunés ? Ou signe imparable de l'étonnante magie de certaines marques malgré la crise ? Sans doute plutôt la deuxième hypothèse, puisque ces clients ont continué à acheter.

 

Source : Le Monde, mardi 22 juin 2010, par Nicole Vulser

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avril-2010-made-in-mouse-gagne-le-budget-de-l-interprofession-des-cotes-de-duras
Avril 2010, made in mouse® gagne le budget de l'Interprofession des Côtes de Duras

Repositionnement de la marque, création de nouveaux outils, relations presse… nous allons dans les mois qui viennent réaliser un gros travail d'inventaire pour créer des conditions positives au développement de la notoriété de cette Appellation antique. En attendant, nous aidons l'UIVD à réussir la 20e fête des Vignerons de Duras, qui se déroulera dans le splendide château de Duras, le dimanche 8 août 2010. Venez nombreux...

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janvier-2010-meilleurs-voeux-pour-cette-nouvelle-annee
Janvier 2010, meilleurs vœux pour cette nouvelle année

<XX> Salu savas
<XY> lol
<XX> lol
<XY> tu sais j'ai compilé un petit lexique du langage instantané pour que les vieux nous comprennent ;-)
<XX> mdr
<XY> Les voyages forment la jeunesse, a dit un sage, mais, regrette je ne sais quel observateur, ils déforment les chapeaux (Alphonse Allais)
<XX> c sa kes k tu va pa encore inven t
<XY> très belle année à tous. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfant. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous (Jacques Brel)
<XX> <:oP

 

Cliquez ici pour visualiser le petit lexique du langage instantané

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a-propos-des-marques-dans-le-contexte-de-crise-actuel
A propos des marques, dans le contexte de crise actuel…

"Cette marque est une réalité qui demeure. À divers titres et sous certaines contraintes nouvelles, elle est une véritable nécessité pour les consommateurs. Elle permet de rompre la monotonie de l’offre et elle apporte une part de plaisir au-delà de la satisfaction d’un besoin. Mais elle doit rester financièrement accessible, elle doit reconquérir les cœurs de marché, son innovation doit être réelle, il lui faut savoir tisser un lien véritable avec les consommateurs, elle doit s’inscrire dans une vision à long terme prenant en compte les enjeux de la planète, et elle doit intégrer une véritable morale du marché. Ces conditions remplies, la marque s’affirmera demain comme une véritable opportunité pour les économies du marché."

Olivier Géradon de Vera

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2009-:-les-armes-a-la-main
2009 : les armes à la main…

Jeux de mains, jeux de malins. Il faudra l’être un peu en 2009, cette fameuse année neuve. Il va falloir user des mains plus que des coudes. Comme les cycles se chevauchent, s’entrecroisent, s’accumoncellent, se déchirent et qu’on est entré dans le monde de l’exubérance irrationnelle, on vous souhaite d’avoir des armes à portée de la main. Des crayons pour parler, des tomates pour nourrir les braves et pour ne pas oublier les révolutionnaires du sud qui firent découvrir la pomme d’amour à La Bastille en 1789, des poissons pour alimenter la mémoire et ne pas oublier ce village près de Petitbonum, des bouteilles (pleines et grandes) pour nourrir le corps et l’esprit, des fourchettes pour épargner les canoés, des ballons de rugby pour jouer et sentir le pré, des couteaux pour décortiquer, des balais pour faire le ménage et beaucoup d’imagination pour se créer de la liberté, synonyme d’un bonheur éclairé… Belle année deux mille neuve.

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novembre-2008-les-gobeloteurs-a-new-york
Novembre 2008, Les Gobeloteurs à New York

Domaine Vacheron / Sancerre
Domaine David Duband / Nuits Saint-Georges
Domaine Étienne Sauzet / Puligny-Montrachet
Domaine Cuilleron / Condrieu, Côte Rôtie, Saint Joseph, Cornas
Domaine des Roches Neuves / Saumur Champigny
Le Clos du Caillou / Côtes du Rhône, Châteauneuf du Pape
Domaine Michel & Stéphane Ogier / Côte Rôtie
Domaine Albert Mann / Alsace Grand Cru
Domaine du Pas de l’Escalette / Coteaux du Languedoc
Bastide du Claux / Côtes du Luberon
Cosse & Maisonneuve / Cahors
Roc d’Anglade / Languedoc

Champagne Larmandier Bernier / Champagne
et l’invité des gobeloteurs :
HdV Wines / Napa Valley
ont présenté leurs vins à New York, nous y étions. le lundi 10 novembre 2008 au Tribeca Grill

 

En savoir plus sur les Gobeloteurs, ce groupe de vignerons partageurs qui nous ont confié il y a quelques années la création de leur identité (le nom, le logotype) et pour qui nous réalisons, chaque année, à l'occasion de leur événement annuel, la "signalétique" : invitations, carnets de dégustation, site Internet…

www.gobeloteurs.fr
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la-chablisienne-quelle-maison-
La Chablisienne, quelle maison !

Depuis que nous sommes impliqués avec passion dans l'univers de cette marque, nous ne cessons d'aimer les produits que nous découvrons peu à peu, compte tenu de l'immense palette proposée (Grenouilles bien sûr, Les Preuses, Montmains, Côte de Léchet, Fourchaume, Mont de milieu, Montée de Tonnerre, Vaillons, Vaulorent et tant d'autres, la minéralité à l'état pur, du soleil, du miel, de la fraise et tant d'émotions subtiles). Et nous ne cessons d'être surpris par l'intelligence collective et la détermination de ces vignerons engagés. Le grand Jacques Berthomeau, dans une belle envolée lyrique, nous met l'eau à la bouche…

 (Château Grenouilles, photo Karim Houari, août 2008)

www.berthomeau.com
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avril-2008-le-mois-des-fees
Avril 2008, le mois des fées

C'est une image créée par l'agence vraisemblablement en 2001 ou 2002. Un lieu connu des initiés, en fait la porte d'entrée du chais de Château Romanin (deux clefs extraordinaires permettent d'y entrer…). Une fée pousse la porte, attirée par la lumière, du genre aveuglante. Merci la fée...

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Octobre 2007, Les Apprentis en Ovalie

Communiqué de presse
Arles, le 3 octobre 2007

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Une naissance dans le monde de la connaissance
 Jamy Gourmaud, auteur et présentateur de l’émission "C'est pas sorcier" sur France Télévisions, et David Hairion, président de l’agence de communication "Made in mouse", basée à Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône, France), sont heureux de vous annoncer la naissance de leur société de communication « pédagogique », qu’ils ont nommée "Les Apprentis".
 

Pour vous en apprendre davantage, ils vous convient en leur présence à une
Conférence de presse
le 11 octobre 2007, à 11h30
à l'Atelier des Roues, à côté de Supinfocom, en Arles
(futur siège de la société, une fois la rénovation achevée)


Cette conférence de presse se déroulera dans le cadre des journées « Usages » (www.usages.fr).

Un enjeu pour les entreprises : investir dans la connaissance
Les Apprentis ont une vocation et une ambition toutes particulières : proposer à des entreprises le développement d’outils de communication « pédagogiques » (films, publicités et autres) qui les rapprocheront de leurs consommateurs.
À titre d’illustration de leur démarche, ils seront heureux de vous présenter leur film « Découvrez la Tribu Rugby ». Simple et didactique, il apporte des explications sur cet univers aux règles parfois complexes et subtiles…
 


Contact
Virginie Peli
Tél. +33 (0)4 90 54 49 57

v.peli@lesapprentis.com
 

www.lesapprentis.com
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mai-2006-les-minitom-s-de-rougeline
Mai 2006, Les Minitom's de Rougeline

Des sachets de tomates Cerise produites par les paysans de Rougeline (125 g). Un positionnement grignotage en direction des enfants. made in mouse® a été chargée par Odélis de créer la marque (identité nominale et visuelle) et la déclinaison packaging (sachets en PET microperforé, impression flexo en 8 couleurs). 4 visuels d'animaux (illustrations originales) sont proposés : l'éléphant, la girafe, le lion et l'hippopotame…

 

On trouvera ce produit à la fin du mois de mai 2006 dans les principales enseignes de la Grande Distribution française, principalement dans les 1/2 box Rougeline qui permettent de proposer l'ensemble des produits préemballés de la marque. Prix de vente consommateur indicatif : 1 euro. Une grande première sur le marché français…

 
 

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Publicité : dynamisme confirmé

Il ressort d'une étude réalisée par TNS Media Intelligence que les investissements publicitaires sur le marché français ont atteint au mois de mars dernier 1,891 ME, faisant atteindre pour le T1 2006 les 4,631 Mds€ d'investissements bruts, en hausse de 9,3 % par rapport à la même période de l'année précédente.

 

Les annonceurs les plus dynamiques sont les secteurs des télécommunications, des services et des transports, avec 314,9 M€ investis. Le secteur de l'alimentation a pour sa part réduit ses dépenses de 7,7 % au mois de mars. La presse enregistre une hausse de son activité publicitaire de 0,4 % en volume et de 10,2 % en valeur, alors que la radio enregistre des taux de croissance de leurs revenus de 15,6 % (pour les stations généralistes) et 11,6 % (musicales). La télévision a capté au cours du T1 2006 1,280 Md€ d'investissements, soit une hausse de 2,2 % sur cette période et de 5 % pour le seul mois de mars. Les achats d'espaces publicitaires sur Internet progressent de 55,9 %, à 297,3 M€.

Source
Flash Infos éco PACA Corse Languedoc Roussillon du 25 avril 2006

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fevrier-2006-un-grand-club-de-rugby-a-xv-a-marseille
Février 2006, un grand club de Rugby à XV à Marseille…

Marseille, le 6 février 2006


À Marseille, nous sommes de plus en plus nombreux à “rêver” de l’avènement d’une grande équipe de rugby à XV. Et cette ambition progresse aujourd’hui à la vitesse grand “V” ! Marseille, notre “capitale”, ville atypique, différente, passionnée et passionnante, est une cité où les grands projets ont besoin de temps pour aboutir. Mais aujourd’hui, notre heure est venue !

Grâce au travail de fond réalisé depuis des années par nos prédécesseurs, aux résultats de notre équipe, au succès “rugbystique” du Stade Vélodrome, à la volonté de notre Municipalité, de nos partenaires, d’un groupe sportif ambitieux, d’une école de Rugby dynamique et bien implantée, d’une entente forte et officielle avec les autres clubs Marseillais, à l’effet Coupe du Monde (6 matchs se dérouleront à Marseille à l'automne 2007)… nous n’avons jamais été si près du but.

Dans ce cadre, nous projetons de créer très rapidement une SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle) qui associera 15 entrepreneurs aux intérêts complémentaires. Une étape importante pour accéder à la professionnalisation.

Vous appartenez au fleuron économique de notre cité et notre ambition peut certainement nourrir la vôtre. Rencontrez-nous, vous déciderez peut-être d’être un de ces 15 “élus”. Très sincèrement,

Dominique Anglès
Président de Marseille Provence XV

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fevrier-2006-les-vins-de-pays-de-cucugnan
Février 2006, les vins de Pays de Cucugnan

Terroir de Cucugnan, Duilhac, Rouffiac des Corbières, Montgaillard, Dernacueillette, Maisons, Massac et Padern. Terroir d'altitude (de 300 à 500 m), au beau milieu de paysages grandioses et sauvages. Le terroir de production des vins de pays de Cucugnan s'étend sur quelques dizaines d'hectares, au pied des châteaux cathares de Quéribus et Peyrepertuse. La vigne est balayée par le vent de Cers et s'agrippe sur les parois étriquées et pentues des Hautes Corbières, dernier contrefort avant les Pyrénées. Les sols sont à certains endroits schisteux, à d'autres argilo-calcaires, du fait de l'incroyable richesse géologique de ce terroir.



Le Pays de Cucugnan, rendu célèbre par Alphonse Daudet, est ainsi situé au sud du département de l’Aude, au cœur du Pays Cathare.

La montagne face à la mer, près de tout, loin de tout. Ici, le temps a fait son œuvre et les femmes et les hommes ont toujours connu le labeur. Celui qui rime avec le cœur. Les vignes, les ouvrages comme les châteaux de Peyrepertuse, Quéribus et Aguilar, pour ne citer qu’eux, nous le rappellent sans cesse.

Longtemps oublié du "développement", on vient aujourd’hui de loin pour rencontrer ces vignerons, goûter le fruit de leur travail, admirer les paysages, découvrir un patrimoine exceptionnel et une nature sauvage… et vivre, tout simplement, loin des fausses agitations. Partez à leur rencontre…


en savoir plus…
Les Terroirs du Vertige
11350 Padern
Tél. +33 4 68 45 41 76
terroirs.vertige@wanadoo.fr

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Le boulanger a eu la peau de McDo…

Italie : à Altamura, un artisan a contraint la multinationale à la fermeture, grâce à ses produits de qualité.

Par Eric Jozsef, paru dans le journal Libération

mardi 3 janvier 2006, Altamura (Pouilles), envoyé spécial
 

Le long mât rouge a été démonté secrètement, durant la nuit. L'énorme "M" jaune qui, à son extrémité, dominait piazza Zanardelli, l'une des places centrales de la ville, a été remballé tout aussi subrepticement. A quelques mètres de là, les vitres du McDonald's avaient été couvertes un peu plus tôt de bâches en plastique, comme un linceul sur une victime du champ de bataille alimentaire : il n'y a plus aujourd'hui de Big Mac, de Chicken McNuggets ni de frites industrielles à Altamura. Dans cette petite ville des Pouilles située dans le sud-est de l'Italie, à une quarantaine de kilomètres de Bari, McDonald's a préféré plier bagage. De nombreux mois ont passé depuis cette retraite en rase campagne de la grande multinationale américaine, mais Onofrio Pepe en rit encore : "Avec son mât comme totem, McDonald's pensait nous assiéger ! Mais c'est nous qui les avons encerclés et bombardés à coups de saucisses, de fouaces et de pain local. Nous sommes parvenus à les repousser." Avec son compère médecin Peppino Colamonico, cet ancien journaliste est à la tête d'une association de défense de l'art culinaire et des produits locaux baptisée les Amis du cardoncello, un savoureux champignon du sud de l'Italie autrefois banni, durant les jubilés chrétiens, car les papes craignaient que ses vertus supposées aphrodisiaques ne détournent les pèlerins, accourus à Rome, de leur chemin spirituel.

 

Au début, les ados s'agglutinent chez McDo

"Lorsque McDonald's, avec ses produits à bas prix, s'est installé en 2001 à Altamura, nous avons craint le pire, explique-t-il. Nous avions peur que notre patient travail pour défendre nos traditions alimentaires, dans les écoles ou à l'occasion de fêtes gastronomiques, ne soit balayé." Le colosse de la restauration rapide débarque alors en force, en plein centre d'Altamura, pour séduire les 65 000 habitants du gros bourg, mais aussi drainer les jeunes de Matera, Gravina et Santeramo, les communes voisines : 550 m2 de surface à proximité du grand collège de la ville et d'agences bancaires, vingt employés, des promotions à gogo et le long mât dressé comme un étendard, illuminé jusque tard dans la nuit... le fast-food démarre en trombe. Dans ce coin du Mezzogiorno enclavé et fortement marqué par le passage, au XIIIe siècle, de l'empereur germanique Frédéric II Hohenstaufen, le nouveau conquérant déploie ses armes au ketchup et à la moutarde sucrée. Au début, la curiosité pour ce symbole de la culture consumériste américaine fonctionne. Les adolescents s'agglutinent aux abords du McDo. Et les vieux du pays, en proie aux chaleurs estivales, viennent goûter à l'air conditionné des salles de repas. "Moi aussi, je voyais l'arrivée de McDonald's comme une espèce de modernité, admet l'ancien député-maire communiste Fabio Perimei, comme une manière d'insérer Altamura dans un monde et une Europe globalisés." "Nous n'osions pas réagir, notamment par crainte de mettre en péril les vingt emplois créés par McDonald's", confie Onofrio Pepe, qui ajoute, tout sourire : "Mais nous avions un cheval de Troie !" A Altamura, Ulysse s'appelle Luca Digesù. Héritier d'une antique famille de boulangers locaux, celui-ci décide d'installer à proximité du fast-food un petit commerce de produits locaux de qualité : des pizzas, de délicieuses pâtisseries, des biscuits, du pain au blé dur, des sortes de quiches des Pouilles et des fouaces à l'oignon, à l'olive ou au cardoncello. "C'était un pari", explique le jeune boulanger. "Au départ, j'espérais pouvoir bénéficier de l'attrait de McDonald's pour me constituer une petite clientèle. Mais je craignais aussi de me casser les os. Je ne cherchais pas à mener une guerre contre McDonald's", poursuit Digesù, pour qui la chaîne de fast-food reste une "institution mondiale", "mais, de facto, ce fut un combat de l'alimentation industrielle contre la nourriture traditionnelle". Le jeune boulanger aligne le prix de ses pizzas sur celui du hamburger, multiplie les compositions de fouaces et insiste sur la qualité et la diversité. Au bout de quelques semaines, le courant s'inverse. Les jeunes commencent à délaisser les caisses du McDonald's pour les saveurs antiques. La multinationale réagit, multiplie les offres promotionnelles, les fêtes d'anniversaire pour les enfants, change de directeur... Rien n'y fait. Certains clients vont même jusqu'à s'approvisionner dans la petite boutique de Digesù, puis vont s'asseoir pour consommer ses produits au fast-food, à côté. Par manque de rentabilité, le McDonald's a fini par fermer.

 

Gâteaux aux extraits de figue, amande et cacao

Alors que dans l'ancien quartier grec d'Altamura le boulanger de Vito Macella se prépare à enfourner un plateau de mustaciolli (des petits gâteaux aux extraits de figue, d'amande, d'agrume et de cacao) dans l'énorme four à bois de 50 m2 datant de 1423, Nicola, venu chercher une grosse miche de pain, balaie toute nostalgie pour McDo : "A Milan, où je réside habituellement, je suis allé de temps en temps au fast-food, mais pas à Altamura ! s'exclame le jeune homme. Ici, je ne veux que de bons produits, de la fouace, du pain, de la saucisse." Devant le collège Mercadante, à deux pas de l'ancien McDo transformé, depuis, en agence bancaire, les adolescents confessent un certain regret. «C'est dommage qu'ils aient fermé», indiquent ainsi Alice et Barbara, deux jeunes filles brunes de 17 ans, mais, ajoutent-elles : "On aimait bien leurs glaces, pas leurs hamburgers."

"C'est l'attachement à la tradition culinaire et aux bons produits qui l'a emporté, résume Onofrio Pepe. La morale de cette histoire, c'est qu'il n'est pas nécessaire de réagir comme José Bové. Démonter un McDo, se replier sur son territoire face à la globalisation est une attitude réactionnaire. Nous avons gagné sur le terrain de la concurrence alimentaire." "J'ai compris qu'il faut provoquer la confrontation. Dans ces conditions, le produit local peut l'emporter sur le global", considère, pour sa part, Fabio Perimei, qui insiste sur l'importance de transmettre dans les familles les traditions agroalimentaires. Chez McDonald's, on préfère aujourd'hui éviter d'évoquer la faillite d'Altamura. Luca Digesù, lui, cherche désormais un local pour s'implanter à Rome et y exporter ses spécialités.

www.liberation.fr
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on-est-pas-des-pochtrons...
On est pas des pochtrons...

Ce mail a été envoyé par Christine Ontivéro, Michel Smith et Emmanuel Cazes, membres fondateurs du Parti d’en Boire.


Les Vignerons et Buveurs de vin réunis au sein du Parti d'En Boire, association Loi 1901 créée au Printemps 2005, demandent à être entendus des Pouvoirs Publics pour dire haut et fort qu'ils en ont plus qu’assez que l'on présente le vin comme un poison.

Selon Hervé Chabalier, fondateur et directeur de l'agence de télévision Capa, un Français sur dix est malade de l'alcool et, chaque jour, cinq personnes meurent d'un accident lié à l'alcoolisme.

Fort de ce constat l'auteur préconise que l'on pose sur chaque bouteille de vin (toujours le vin !) une étiquette du style "boire nuit gravement à la santé"…

Aucun début d’analyse sur les raisons qui poussent certaines personnes vers cette maladie comme la détresse sociale, la misère morale, l’isolement.

Aucune réflexion sur la contradiction entre les jeunes consommateurs d’alcools forts et les mêmes jeunes qui ne boivent pas de vin.

Notre société, qui s’organise de plus en plus autour du risque zéro, veut nous laisser croire, une fois de plus, que le vin est dangereux.



Mais que fait-on pour informer des risques que prennent ceux qui boivent régulièrement une boisson gazeuse au goût pharmaceutique particulièrement lorsqu’elle est associée à la consommation de hamburgers frites ? Qui va payer ce que coûteront les maladies graves, voire mortelles, d’une population de plus en plus menacée par l’obésité ? Ceux qui fabriquent ces produits dangereux seraient-ils plus puissants que la filière viticole pour continuer à nous "matraquer" avec leur publicité en toute impunité ?

TOUT ABUS EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, QUEL QU’IL SOIT :
• manger de trop de fromage provoque du cholestérol
• manger trop de sucre provoque du diabète
• manger trop de chocolat dégénère le foie
• manger trop de viande engendre des maladies cardio-vasculaires
• Boire trop de thé, trop de café, provoque des troubles cardiaques
• Boire trop d’eau, boire trop de lait…

Pourquoi ne viser que le vin ? Pourquoi pas les mêmes mises en garde sur les boissons sucrées, les paquets de bonbons, les emballages de hamburgers…

Nul n'est censé ignorer la loi, pourtant, avant de connaître toutes les lois qui régissent notre société, une vie n'y suffirait pas.

Nul n'est censé ignorer que l'abus, quel qu’il soit, a des effets néfastes.

Pourquoi condamner uniquement le vin ?

N'a t'on pas déjà atteint les sommets du ridicule à vouloir nous protéger de tous les dangers ?

La vie, par essence, est dangereuse. Toute espèce végétale, animale ou humaine naît pour mourir.

La vitesse au volant provoque des accidents… pourtant on n'envisage pas de peindre sur le capot de chaque voiture : "conduire nuit gravement à la santé"

Traverser la rue peut être fatal… pourtant on n'écrit pas sur chaque passage clouté : "Attention, traverser une rue peut tuer" !

Prendre l'avion peut nous conduire au cimetière… pourtant on n'écrit pas sur les titres de transport : "Attention, l'avion peut s'écraser" !

Cessez de nous faire peur !!!

Quelqu'un qui fume ne serait-ce qu'un paquet de cigarettes par jour a-t'il vraiment besoin qu'on lui indique sur l'emballage qu'il met sa vie en danger ? N'est-il pas capable de s'en rendre compte lui-même ?

On n'a de cesse de nous faire vivre dans la peur !

La peur de la grippe aviaire. Ce danger de mort dont on nous a rebattu les oreilles pendant des jours a disparu comme par enchantement des médias pour faire place à une autre peur, celle des banlieues.

Mais quand donc les hommes vont-ils comprendre que la peur les empêche d'accéder au plaisir de la vie ? Quand donc vont-ils comprendre qu'ils sont manipulés par la peur ? Les Français n’ont-ils pas réélu leur Président par peur de l'insécurité ? Et les Américains n'ont-ils pas réélu le leur par peur du terrorisme ?


LA PEUR NOUS MANIPULE, ELLE NOUS EMPÊCHE DE VIVRE. IL EST GRAND TEMPS D’EN PRENDRE CONSCIENCE !


Depuis 3 ans la consommation de vin a diminué de façon considérable en France et nous sommes toujours dans l'impossibilité de communiquer sur les vertus d'une consommation régulière et modérée de vin.

C'est vrai, de nombreux Français meurent chaque année de l'alcoolisme, de la misère, de dépression, de solitude, du cancer, de la maladie d'Alzheimer, d'accidents de la route… Et de la canicule. Ils n'ont pas été bien nombreux tous ces vertueux qui ne fument pas, qui ne boivent pas et qui ne font jamais d’excès à s'émouvoir du décès de 15.000 personnes pendant la canicule de l'été 2003 !

Combien de Français meurent chaque année de leur belle mort grâce à une consommation régulière et modérée de vin ?

Alors qu’il n’y a jamais eu autant de bons vins créés par de jeunes vignerons bourrés de talent, l’amateur de vin est devenu triste. Il se replie sur lui-même et se cache presque pour apprécier en paix le breuvage de Bacchus.

Il est grand temps de R E A G I R. Nous ne sommes ni des délinquants, ni des pochtrons, ni des irresponsables. Nous aimons le vin, nous en buvons régulièrement, nous sommes en bonne santé (nos analyses le prouvent) et nous ne sommes pas alcooliques !

NOUS SOUHAITONS EXPLIQUER HAUT ET FORT À CEUX QUI NOUS PROPOSENT UNE VIE EN NÉGATIF QUE NOUS VOULONS UNE VIE EN POSITIF !

NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE SOCIÉTÉ D’ASSISTÉS ! NOUS VOULONS VIVRE EN CONSCIENCE.

DÉFENDONS LE PLAISIR DE BOIRE DU VIN !

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Extrait d’un article publié dans la Charente Libre du vendredi 25 novembre 2005

En France, les "causes nationales" sont comme nos plateaux de fromages : d'une variété, d'une subtilité, d'une qualité à rendre jaloux la terre entière !
par Jacques GUYON

Et une de plus ! Encore une "grande cause nationale" au programme de nos politiques qui à défaut de pouvoir régler les problèmes essentiels de la société sautent comme des morts de faim sur tous les rapports qui leur permettent de montrer qu'ils sont décidément indispensables, éminemment responsables, résolument courageux et sublimement inventifs. En France, les "causes nationales" sont comme nos plateaux de fromages : d'une variété, d'une subtilité, d'une qualité à rendre jaloux la terre entière ! Dès l'instant où il faut "mobiliser pour" ou "lutter contre", nos hommes politiques sonnent le clairon et déclenchent la charge. Lutte contre le cancer, bataille contre le tabagisme, guerre contre l'insécurité routière, campagne contre les "incivilités": tout combat qui par ailleurs mérite évidemment d'être traité sérieusement ne semble pouvoir l'être que s'il reçoit le label, l'estampille, le cachet du politique faisant foi, la marque NF de "cause nationale". Et voici donc qu'hier, à la suite d'un énième rapport sur un sujet vieux comme la France, notre ministre de la Santé Xavier Bertrand vient d'annoncer rien de moins que le lancement dès 2006 d'"Etats généraux" pour permettre un "débat citoyen". Sur quoi ? Va-t-on enfin sérieusement s'attaquer au trou de la Sécu ? Va-t-on taxer les labos pharmaceutiques à la hauteur de leurs bénéfices contrairement à ce qui vient d'être voté par l'UMP hier ? Va-t-on mettre en place une carte médicale comme il existe une carte scolaire afin de lutter contre la désertification sanitaire de régions entières ? Que nenni.

Tout cela attendra car il y a plus urgent : lutter contre l'alcoolisme ! Et voilà qu'on nous reparle de ces "mentions supplémentaires" à apposer sur nos nobles bouteilles.

Comme pour le tabac on nous prépare de terribles mises en garde du genre "boire tue" ou "l'alcool freine la course des spermatozoïdes". Déjà - et même si la consommation d'alcool est en chute vertigineuse dans notre pays - les ayatollahs de la santé et des mœurs fourbissent leurs accusations en "estimant" à 2 millions le nombre de personnes "dépendantes à cette drogue" en France. Drogue : le mot est lancé. Terrible. Pour tous ceux et celles qui aiment la compagnie d'un verre de vin et qui n'ont pas attendu qu'on leur serine que "l'alcool se boit avec modération". Pour tous ceux surtout qui, de générations en générations "élèvent" la vigne avec amour et qui ne méritent pas un tel outrage. Un outrage à la Culture.

Nous vous invitons à vous abonner à la Lettre d’Information “LES 4 VÉRITÉS SUR LE VIN”, créée par le Groupe des 10 – une association qui, comme la nôtre, participe au débat qui donne des renseignements très précieux sur la consommation du vin ses bienfaits et ses méfaits.

ASSOCIATION LES 4 VÉRITÉS SUR LE VIN
Université du Vin
Le Château
26790 SUZE LA ROUSSE
Fax +33 4 75 46 91 22
Contact : Jean Luc Flaugère
Voir également leur site
www.les4veritesduvin.com


Ce mail a donc été envoyé par Christine Ontivéro, Michel Smith et Emmanuel Cazes, membres fondateurs du Parti d’en Boire.


si vous voulez rejoindre le Parti d’En Boire, contactez-les à l’adresse… partidenboire@wanadoo.fr

 

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Le risque, merci Jacques

Un article de Jacques Berthomeau daté du mardi 22 novembre 2005

 

“C'était sur Planète, la chaîne thématique, deux émissions avec Pierre-Gilles de Genne, un de nos Nobel. L'homme est séduisant, plein d'humour et de vitalité mais l'on sent l'intervieweur gêné - il n'apparaît pas à l'écran - la cause, on le sent si je puis m'exprimer ainsi, c'est que le cher grand homme de science tire consciencieusement sur un petit cigarillo qui n'a de cesse de s'éteindre.



Au bout d'une dizaine de minutes l'intervieweur n'y tient plus, il se lance sur le thème "ce n'est pas politiquement correct de s'afficher cigarillo au bec". Notre Nobel s'y attendait et sa réponse, elle aussi politiquement incorrecte, est à méditer par ceux qui veillent avec le soin des comptables sur notre santé.



Pierre-Gilles de Genne raconte que, jeune chercheur, dans le laboratoire où il se trouve, un de ses patrons parti à la retraite, travaillait pour la Défense Nationale et, un jour, une femme de ménage se présente en tenant dans ses bras un obus amorcé qu'elle a découvert dans le fond d'un placard. La réaction des présents est intéressante. La quasi-totalité prend la poudre d'escampette. Reste de Genne, la femme de ménage et un ou deux collègues qui assument le risque que l'engin leur pète à la gueule.



Assumer le risque, ne veut pas dire faire n'importe quoi, en l'occurrence se soumettre à la tabagie ou pour nous à l'ivrognerie, mais faire des choix de vie, de sa vie et, n'en déplaise aux grands professeurs ou à ceux qui se sont autoproclamé défenseurs de notre santé, celle-ci ne leur appartient pas et qu'une politique de Santé Publique fondée sur des analyses tronquées ou des actions de pure communication ne peut qu'être inefficace. S'attaquer aux causes profondes, protéger les populations à risque, ne pas instrumentaliser les produits mais voir le monde tel qu'il est permettrait sans doute de progresser sans pour autant mettre au ban de la société des hommes et des femmes qui, même si le mot est désuet, par leur labeur font que notre pays tient encore vivant son territoire.”

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